Le mensonge du baby boom encore.
Il y a une ou deux semaines, on nous a cassé les oreilles avec le grand baby boom du Québec. On venait d’avoir 43 000 naissances en 6 mois. 43 000! Wow! C’est extraordinaire! Tony Tomassi, le ministre de la famille a même affirmé:
« On reprend le rythme de croisière qu’on avait avant 1976, avec un taux de fécondité de 1,74 »
Lorsqu’on regarde les chiffres, le ministre a raison, mais il regarde vraiment le chiffre qui fait son affaire. D’ailleurs le taux de fécondité, c’est assez douteux comme calcul. Je préfère de loin le nombre de nouveaux nés par 1000 habitants. Ça donne du même coup une petite idée du vieillissement de la population qu’on tente parfois de cacher ou de faire croire que “tout va être correct”. Ce n’est pas le cas.
En plus, on se sert de ce faux baby boom pour prétendre que ce sont les programmes gouvernementaux qui l’ont causé alors que lorsque les parents étaient plus libres, ils faisaient plus d’enfants!
Alors si on veut comparer à 1976, disons qu’il y a eu 98 022 naissances cette année là et qu’on se dirige vers 86 000 cette année. C’est quand même une bonne différence, mais ce l’est encore plus quand on considère qu’en 1976, la population du Québec se chiffrait à 6,2 millions et qu’on est aujourd’hui à 7,8 millions. Le taux de naissances par 1000 habitants était donc alors de 15,3 alors qu’il est à 11 environ aujourd’hui.
En fait, encore une fois, je dois rappeler qu’à ce chapître, nous venons à peine de revenir aux chiffres des années 95-96, soit avant l’implantation des CPE.
D’ailleurs, parlant de CPE, 7500 travailleuses de CPE se sont syndiquées cette semaine sous la CSQ et quelques milliers d’autres devraient bientôt l’être CSN. Le programme coûte déjà plus de 2 milliards par année (57,70$/jour pour les 0 à 17 mois et 37,30$/ jour après) et il manque bien sûr de places. D’ailleurs, il manquait de places avant la nationalisation? Vous croyez encore que c’est pour les parents qu’on a nationalisé les garderies?
De qui parlait Sarkozy? De vous!!!
Aujourd’hui, Pauline Marois et Gilles Duceppe ont envoyé une plainte par lettre à Nicolas pour ses propos. Vous pouvez lire cette lettre ici.
Encore une fois, ils prouvent ce que Sarkozy dit. Fermeture sur soi? Les chefs séparatistes rappellent encore une fois qu’une majorité de francophones ont voté oui au référendum de 95. So what?!?
Si c’est pas de la fermeture sur soi de toujours rappeler cela, c’est quoi? Les autres citoyens du Québec sont des citoyens de 2e ordre? Ils sont moins importants? Pourquoi les exclure? Encore le “nous” séparatiste qui resort. Il y a les francophones et les autres. The “others” comme dans Lost. Ceux qu’on craint, des étrangers, des gens suspects. Des gens dont on veut vivre à part. La détestation?
Alors comme disait Sarkozy, on parle de division. Les chefs séparatistes l’ont encore prouvé.
Et cerise sur le sundae, Marois et Duceppe recitent comment De Gaulle, lui, a été extraordinaire avec son ingérence. Si t’es de notre bord, nous t’aimons et respecterons ta liberté d’expression. Si t’es contre nous, ferme ta gueule ou on va te faire taire… Du moins essayer et sinon, prétendre que ton opinion est celle d’un con. Si ça c’est pas sectaire…
Que Marois et Duceppe aiment ou non cette réalité, le côté sectaire, fermé sur soi, qui vise la division et qui déteste les ”autres” est très présent dans les milieux séparatistes. Mêmes ses leaders, des mous qui ne disent rien, comme tous nos politiciens, laissent paraître ces idées. C’est des idées dominantes chez les séparatistes. Tous les arguments de séparation sont des arguments contre les autres Canadiens. C’est ça la réalité!!!
Mais la réalité, c’est que ce soit De Gaulle ou Sarkozy, ça ne devrait pas avoir d’importance. On n’est pas Français! Les séparatistes devraient d’abord se séparer mentalement de la France… Se décoloniser.
L’obésité morbide.
Pauline Marois a réitéré une autre promesse aujourd’hui.
J’ai déjà par le passé parlé de l’effet de ce genre de conneries sur l’immigration du Québec, un de nos plus grands défis. On a de la misère à les attirer, plusieurs quittent rapidement le Québec, alors tenter de leur enfoncer le français dans la gorge rapidement, ça ne ferait que les éloigner encore plus du Québec. En plus, on vise leur meilleure chance d’intégration (et de francisation): le travail!
En plus:
Mais le pire, c’est que cette promesse est iréalisable même si on investi une beurrée. Je cite ici Vincent Marissal il y a quelques mois:
Ce n’est pas un hasard si les gouvernements successifs du PQ, qui a été au pouvoir 18 des 30 dernières années, n’ont jamais voulu s’aventurer sur cette voie. Dès 1976, le gouvernement de René Lévesque avait rejeté l’application de la loi 101 aux entreprises de moins de 50 employés, la jugeant trop coûteuse, mais surtout inapplicable. Les contrôles ne seraient évidemment pas plus simples ou moins onéreux aujourd’hui, 30 ans plus tard, avec 205 000 petites entreprises de 49 employés ou moins.[...]
De toute façon, voudrait-on le faire que nous n’aurions pas les ressources en personnel. Il y a en ce moment, pour les 6000 entreprises de 49 employés et plus assujetties à la loi 101, quelque 60 « conseillers » à l’Office de la langue française qui ne suffisent pas à la tâche. Gardons les mêmes proportions : il en faudrait donc environ 2000 (qui ne suffiraient à la tâche pas non plus) pour l’ensemble des entreprises. Sachant que chaque conseiller coûte autour de 100 000 $ par année, faites le calcul : 2000 conseillers = 200 millions de dollars.
Alors quand on regarde comment Marois veut rendre l’État québécois obèse morbide (encore plus), on comprend mieux l’état de sa famille.

