Pourquoi on a annulé la bataille des plaines?
Dans un de mes récents billets sur la saga de l’autre Saint-Jean, je vous avais bien dit qu’il ne se passerait absolument rien au spectacle et c’est exactement ce qui est arrivé. 20 personnes qui ont un peu beuglé, ont fait des fingers… Des pré-ados. Des terroristes de sous-sol.
Maintenant pourquoi on a annulé la reconstitution de la bataille des plaines? Comme le gouvernement Charest qui a reculé sur tout, on a eu peur d’avoir peur.
J’ai aussi entendu notre PM dans une publicité où il disait qu’on devait prendre une pause pour la Saint-Jean. Hey mon ti-Jean, pour prendre une pause, il faut d’abord, par définition, faire quelque chose. Ça ne s’applique donc pas à toi.
Aussi, en terminant sur le “plouc de Sherbrooke”, jusqu’où à gauche va-t-il aller?!?
Finalement, c’est pas terminé.
Bon, après tout, les anglophobes de la SSJBM se font encore sentir.
Ils feront partie des célébrations à condition qu’ils chantent des chansons en français.
Une rumeur veut aussi que les deux groupes devront jouer à genoux et en s’excusant avant chaque chanson ne contenant pas de tamdidelidedam. Tamdidelide-damn! Est-ce qu’on a déjà imposé quoique ce soit à d’autres artistes chantant dans d’autres langues.
Encore cette manie d’imposer, de forcer les gens à quelque chose au nom de l’idéologie. Je crois qu’il était déjà dans les plans qu’au moins 1 des 2 groupes chante un peu en français avec d’autres artistes du show, mais ça devrait justement être leur choix. Que ce soit forcé, encore une fois, c’est plier devant les anglophobes.
Mais pour ces extrémistes, c’est ça le “Québec libre”. Arrêtons de nous en faire croire. Pour ces gens, c’est “tout sauf l’anglais.” Pour eux, la Saint-Jean, c’est la journée pas d’anglais, une journée pour haïr, bannir, s’enfermer et avoir peur. On est loin de quelque fierté que ce soit.
Les anglophobes achètent la paix.
Il semblerait que finalement, les 2 groupes anglophones pourront jouer à l’autre Saint-Jean… Pour la première et la dernière fois.
Mise à jour.
Petit update concernant le dernier billet.
Voici l’article dans La Presse de ce matin parlant de l’anglophobie des séparatistes violents. Ça a même fait une petite une. Espérons que ça va faire un peu bouger les choses, créer des réactions, qu’il y aura une suite. En gros, les informations dans l’article sont celles que j’ai écrit sur le blogue. J’espère qu’un peu de travail journalistique va se faire. J’aurais préféré que ça sorte lundi, mais bon. On verra.
Il faut retirer l’organisation de la Saint-Jean aux groupes séparatistes. C’est supposé être la fête des Québécois après tout. De toutes les langues d’ailleurs et je dirais même que l’anglais a une place de choix dans notre province et spécialement à Montréal, ville bilingue (en réalité, mais officiellement, c’est refusé).
Update #2: Patrick Lagacé en parle aussi. Il reste ben juste Martineau. Qu’est-ce qui arrive avec Richard? Je l’aime bien, pas toujours sûr de l’honnêteté de ses positions, elles ont été changeantes disons au cours des dernières années (mais je veux de plus en plus lui laisser le bénéfice du doute que, justement, il est en train de changer), mais je trouve décevant qu’il ne retourne pas ses courriels ou ses appels. Qu’il ne veuille pas nous parler pour x raison (on voulait lui parler un moment donné concernant ses batailles avec le syndicat du JdeM. J’aurais bien compris si ça ne lui avait pas tenté de plus s’enfoncer là-dedans avec eux), c’est une chose, mais j’aurais bien aimé un retour d’appel. Même les Péquistes rappellent. Y’a juste Denis Coderre et Québec Solidaire qui ne rappellent pas habituellement.
Update #3: Depuis des années, les anglais sont barrés de la Saint-Jean, l’anglophobie règne en grand, mais cette année, quelqu’un “droped the ball” et ils sont exposés au grand jour. La SSJBM prétend être non partisane, mais leurs actions toute l’année prouvent le contraire, ils font souvent passer leurs actions publiques séparatistes et anglophobes via Montréal français qui réside à la même adresse que la SSJBM.
L’anglophobie à son meilleur.
Bon! Par où commencer? Le 23 juin prochain, un spectacle est organisé à Montréal, dans le quartier Rosemont pour être plus exact. Ça s’appelle “l’Autre Saint-Jean“.
Le principe du show, c’est d’inviter des artistes qui sont habituellement boudés par l’organisation officielle des grosses beuveries avec, accessoirement, des artistes qui chantent en avant. Voici donc la liste des invités: Malajube, Les Dales Hawerchuk, Vincent Vallières, Marie-Pierre Arthur, Bloodshot Bill et Lake of Stew. Bon, Vincent Vallières n’est pas vraiment boycotté par la gang, c’est même un peu le contraire, mais pour le reste, en effet, c’est pas le genre à se retrouver sur une grosse scène habituellement. Faut même féliciter l’organisation, on a invité 2 groupes anglophones dans le lot. Ça sort vraiment de l’ordinaire.
Oups! On avait sous-estimé le fait qu’il existe des organisations séparatistes violentes et anglophobes comme la gang du clown-gourou Patrick Bourgeois, ses lèche-RRQ et d’autres bien sûr. Il y a donc eu l’envoie de nombreuses menaces de violence et un commanditaire de l’événement a menacé de se retirer, tout cela, si on n’anulait pas sur le champ la présence des 2 groupes anglophones. Ces gens disent que la Saint-Jean doit se passer seulement en français. Pourtant, fêter les francophones, c’est pour les autres provinces ça. Au Québec, on a décidé de fêter les Québécois. Eh bien guess what! Y’a des anglophones au Québec.
En plus, dans les dernières années, j’ai entendu un grand nombre de langues à la Saint-Jean. Du wollof, de l’espagnol, de l’italien, de l’arabe… Mais jamais de l’anglais. Toujours on cache notre 2e langue. Je me doutais pourquoi, maintenant on en a la confirmation. Non seulement la Saint-Jean est devenue la fête des séparatistes, mais c’est aussi la fête des anglophobes. C’est la journée où les anglos doivent se cacher pour ne pas être persécutés. C’est devenu ça la “fête des Québécois”.
Mais ce n’est pas tout. Selon les dernières informations, les menaces viendraient entre autres de haut gradés de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal. Ça, c’est l’organisme qui reçoit de l’argent public pour organiser les festivités de la Saint-Jean partout à Montréal. C’est beaucoup d’argent ça. De notre argent. Et ils sont sensés organiser des festivités pour tous les Québécois avec ça. Ça fait des années que je dis qu’il faut retirer la gestion de l’événement à cette gang de malades séparatistes.
L’obésité morbide.
Pauline Marois a réitéré une autre promesse aujourd’hui.
J’ai déjà par le passé parlé de l’effet de ce genre de conneries sur l’immigration du Québec, un de nos plus grands défis. On a de la misère à les attirer, plusieurs quittent rapidement le Québec, alors tenter de leur enfoncer le français dans la gorge rapidement, ça ne ferait que les éloigner encore plus du Québec. En plus, on vise leur meilleure chance d’intégration (et de francisation): le travail!
En plus:
Mais le pire, c’est que cette promesse est iréalisable même si on investi une beurrée. Je cite ici Vincent Marissal il y a quelques mois:
Ce n’est pas un hasard si les gouvernements successifs du PQ, qui a été au pouvoir 18 des 30 dernières années, n’ont jamais voulu s’aventurer sur cette voie. Dès 1976, le gouvernement de René Lévesque avait rejeté l’application de la loi 101 aux entreprises de moins de 50 employés, la jugeant trop coûteuse, mais surtout inapplicable. Les contrôles ne seraient évidemment pas plus simples ou moins onéreux aujourd’hui, 30 ans plus tard, avec 205 000 petites entreprises de 49 employés ou moins.[...]
De toute façon, voudrait-on le faire que nous n’aurions pas les ressources en personnel. Il y a en ce moment, pour les 6000 entreprises de 49 employés et plus assujetties à la loi 101, quelque 60 « conseillers » à l’Office de la langue française qui ne suffisent pas à la tâche. Gardons les mêmes proportions : il en faudrait donc environ 2000 (qui ne suffiraient à la tâche pas non plus) pour l’ensemble des entreprises. Sachant que chaque conseiller coûte autour de 100 000 $ par année, faites le calcul : 2000 conseillers = 200 millions de dollars.
Alors quand on regarde comment Marois veut rendre l’État québécois obèse morbide (encore plus), on comprend mieux l’état de sa famille.
