Le Blogadoom

—— Québec 800 / Radiopirate.com ——-

Après moi le déluge.

Les chefs syndicaux ont donc pris, comme d’habitude, une position sur laquelle il n’ont JAMAIS consulté leurs membres. Même chose pour la FEUQ et la FECQ. Il faut donc considérer qu’ils ne parlent qu’en leurs noms personnels. (n.b.: Ils ne parlent qu’en leurs noms personnels, mais avec l’argent des cotisations de leurs syndiqués. C’est ça la solidarité!)

Mais ces tenants du corporatisme syndical sont bien mal placés pour faire de la démagogie sur la solidarité. C’est n’est d’abord jamais ce qu’ils défendent, seulement un déguisement qu’ils mettent pour cacher leurs intérêts corporatistes réels.

D’essayer, par tous les moyens possibles, de conserver le pouvoir le plus longtemps possible, sur le plus grand nombre de Québécois possible, en prétendant parler pour eux à chaque sortie, ce n’est aucunement dans un but de solidarité.

Appauvrir les Québécois, les endetter, démoniser l’entreprise privée et contrôler la vie des gens avec des monopoles d’État, ce n’est pas de la solidarité.

Essayer d’étirer, à son avantage et le plus longtemps possible, l’élastique des finances publiques jusqu’à ce qu’il pète, c’est tout sauf de la solidarité.

Est-ce que les syndicats veulent un meilleur système de santé? Non! Ils n’en ont rien à foutre en autant que tout le monde qui travaille dans le système est un employé de l’État, donc un syndiqué automatique, et qu’ils conservent pouvoir et argent! La même chose vaut pour l’Éducation. Dommage que de jeunes gauchistes idéalistes à la FEUQ et la FECQ ne comprennent absolument pas ça… À moins qu’ils regardent déjà pour leur avenir dans le milieu syndical après leurs études.

Pensez-vous que Réjean Parent s’inquiète vraiment de l’environnement? La religion verte se bat contre l’entreprise privée et créé de beaux programmes étatistes qui font grossir la taille de la bureaucratie et amènent de nouveaux syndiqués, plus de pouvoir et d’argent. Ils sont contre les gaz de schiste? Non! Ils veulent les nationaliser!

Alors continuons de s’endetter, maintenons le statut quo jusqu’à ma mort et après moi le déluge, elle est là, la vraie position de l’alliance syndicale.

novembre 6, 2010 Publié par | Économie, Éducation, Politique, Santé, Société, Syndicats | Laisser un commentaire

Bon! Finalement, y’en a qui allument!

babyboomJe vous ai parlé quelques fois, ici et ici entre autres, de la propagande de nos médias sur le système étatiste qu’on nous a pondu pour les familles depuis environ 10 ans et les effets que les mesures gouvernementales ont eu sur le nombre de naissances au Québec.

Toujours, je comparais aux chiffres des naissances pour le Québec avant ce fameux système étatiste. Mais depuis quelques jours, on a de nouveaux chiffres pour faire mentir nos défenseurs de l’État-tout-puissant-qui-enfante-les-femmes-par-immaculée-conception. Statistique Canada nous apprend que bien des provinces font mieux que le Québec pour la dernière année et presqaue aussi bien depuis 7-8 ans. Alors, est-ce que les autres provinces envient encore nos garderies et nos congés parentaux comme le prétendait une journaliste il y a quelques mois?

2 chroniqueurs ou éditorialistes ont allumé sur ce fait, soit Pierre Duhamel et André Pratte. Il était temps!

Malgré des efforts colossaux, les données de Statistique Canada montrent que la croissance de la natalité au Québec en 2007 est inférieure à ce que l’on observe dans six provinces canadiennes et inférieure à la moyenne nationale. En apparence, voilà un dur constat pour le Québec qui alloue 1,6 milliard de dollars à un programme de garde à la petite enfance et 1,2 milliard à un programme d’assurance parentale, tous les deux uniques au pays. Statistique Canada constate également que la natalité est en croissance dans plusieurs pays. Il y en a parmi ceux-là qui investissent beaucoup dans leurs politiques familiales et d’autres moins, mais il semble que le bébé est revenu à la mode indépendamment des gouvernements et des continents. -Pierre Duhamel

Il n’est donc pas certain du tout que la hausse du nombre de naissances au Québec s’explique, en tout ou en partie, par la mise en place des régimes de garderies subventionnées et de congés parentaux. Cela ne signifie pas que ces programmes sont inutiles. Simplement, il faut tenir compte de cette incertitude au moment d’évaluer leur bien-fondé, compte tenu de leur coût élevé (plus de 4 milliards par année.) Et il faut prendre avec un grain de sel le pétage de bretelles des politiciens. -André Pratte

septembre 27, 2009 Publié par | Médias, Politique, Société, Syndicats | 1 Commentaire

Est-ce que ce serait si pire si Gesca fermait ses portes?

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Je me pose sérieusement la question depuis qu’on a appris qu’un ultimatum avait été lancé aux syndicats de Gesca. Le 1er décembre prochain, toutes les publications pourraient être arrêtées.

Est-ce que La Presse, Le Soleil, La Tribune, Le Quotidien, etc. amènent vraiment une diversité de l’information? Je comprends qu’ils sortent pas mal chaque jour des histoires qu’on ne retrouve pas ailleurs, mais ça, nimporte quel journal le fait. Ajoutez 12 autres journaux gauchistes et en majorité séparatistes comme ceux de Gesca et ils vont tous trouver des histoires exclusives aussi!

La mort de Gesca laisserait un vide dans le marché de l’information au Québec. Un marché qui, comme partout ailleurs, est en mutation. On le répète assez. Je travaille dans les médias et je touche pourtant rarement à une version papier d’un journal. L’information télé en continue et le net ont fait en sorte que, comparativement à il y a 10 ou 15 ans, lorsque le journal est livré le matin, une majorité des nouvelles sont des vieilles nouvelles!

CSN350Je vais cependant leur donner quelques points positifs. Le site de Cyberpresse est fort probablement le site dominant en nouvelles au Québec. Les sections régionales font parfois dur, mais il devance de loin Canoë, Matinternet et Le Devoir qui n’a pas encore compris, en 2009, que l’information, c’est pas seulement une fois par jour. C’est aussi le site où les chroniques sont les plus accessibles et où les blogues (jusqu’à tout récemment) sont mis en évidence. D’ailleurs, Patrick Lagacé, Richard Hétu, deux bons gauchistes, et François Gagnon, doivent être les blogueurs les plus lus au Québec.

Mais je reviens au vide que laisserait Gesca. Vous savez que la nature a horreur du vide. Ce n’est pas vrai que le Québec serait maintenant seulement et uniquement informé par Le Journal de Québec et de Montréal (heureusement en lock-out/grève). Il y aurait ENFIN de la place pour une source différente d’information. Il faudrait espérer que quelqu’un saute dessus pour offrir autre chose que des gauchistes et des séparatistes. D’ailleurs, une telle option devrait se lancer via le net peu importe ce qui arrivera avec les journaux de Gesca. L’avenir est là et il y a sûrement moyen de le rentabiliser.

Parce que La Presse, Le Soleil et autres, les séparatistes ont beau espérer leur fermeture parce que ça fait supposément de la propagande fédéraliste. Les gauchistes ont beau prétendre que c’est de droite. Leur seule et unique raison pour prétendre cela, c’est que Paul Desmarais est propriétaire. Mais depuis longtemps, Desmarais a perdu le contrôle sur ses journaux et les syndiqués CSN dedans écrivent ce qu’ils veulent et prêchent le petit catéchisme gauchiste et séparatiste. Pratte, Dubuc et Lysanne Gagnon sont fédéralistes, sont des lucides (mais des gauchistes tout de même), mais ils se battent bien seuls pour un peu représenter la direction.

Il serait temps d’avoir un National Post au Québec! Un vrai journal de droite. Un journal donnant enfin un autre son de cloche et qui ouvrirait le Québec à de nouvelles idées, à une démocratie plus en santé, à des débats, etc. Un journal dont les journalistes ne seraient pas tous syndiqués CSN comme le sont ceux de La Presse, du Soleil, du Journal de Montréal, du Devoir, de SRC, Télé Québec, Le Droit, Le Nouvelliste, etc.

Alors la mort de Gesca? Pourquoi pas?

septembre 5, 2009 Publié par | Économie, Médias, Société, Syndicats | 2 Commentaires

Vive la pensée unique!

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Dans tous les textes concernant Jacques Demers qui m’ont fait grimacer en fin de semaine, un bat des records.

Celui de Martin Leclerc dans Le Journal de Montréal, oups, Ruefrontenac. C’est vrai, Péladeau n’a toujours pas senti quelque besoin que ce soit de ramener ses syndiqués au bercail. On se demande pourquoi!

Honnêtement, je dois dire qu’au courant de l’été, les syndiqués ont été meilleurs qu’à leurs débuts. Ils sont devenus ce qu’ils n’avaient pas été depuis des lunes… Pertinents. Plusieurs bons textes, des exclusivités. Ok, ça s’améliore. On s’est aussi calmé sur la pensée gaugauche et sectaire syndicale, mais pour certains, comme Martin Leclerc, la tentation est trop forte.

Certains vont trouver que j’y vais fort avec le terme sectaire, mais je ne vois pas de meilleur terme quand tu crois que tes valeurs (syndicales)sont des vérités. Sans preuves bien sûr, puisque ce ne sont que des valeurs.

Donc voici ce que Leclerc écrivait en fin de semaine:

Avec mes camarades de RueFrontenac.com, j’ai eu l’occasion – une fois de plus – de mesurer la rigueur et le sens de la justice de cet homme en janvier dernier quand il a refusé de poursuivre sa collaboration au Journal de Montréal à la suite du déclenchement du lock-out.

À elle seule, cette décision rapide et sans équivoque de Demers a démontré qu’un ancien coach de hockey peut avoir plus de jugement qu’un ancien premier ministre ou qu’un ancien député du Parti québécois.

C’est parce qu’on n’a pas besoin d’encore plus de cette pensée unique dans nos journaux que je comprends fort bien PKP de ne pas être intéressé par un retour des ses journalistes et chroniqueurs. Il y en a beaucoup qui les réclament d’ailleurs? Est-ce que Martin Leclerc manque à qui que ce soit? Peut-être que PKP a compris que ce n’est pas avec le discours sectaire syndical et gauchiste qu’il va 1) se démarquer et 2) faire avancer le Québec en offrant autre chose que la pensée unique.

D’ailleurs, c’est une tendance de plus en plus répendue de retrouver des commentateurs politique dans toutes les sections du journal. C’est fréquent de lire les Nathalie Petrowsky et cie des Arts et Spectacles chier sur la droite canadienne ou américaine, mais bon, c’est des artistes manqués, faut comprendre. Mais est-ce que la gauche est tellement répendue chez les journalistes que c’est rendu même dans les sports?!?

août 31, 2009 Publié par | Médias, Syndicats | Laisser un commentaire

Ouch. La front commun démoli.

Parfois, j’adore tout simplement Claude Picher. Il est un délice à lire. Ses points sont clairs, bien appuyés, les chiffres sont là, incontestables, bien fouillés, etc.

C’est encore le cas en fin de semaine alors qu’il démoli totalement les prétentions du front commun syndical québécois. Voici quelques extraits du texte.

Les gouvernements ont renoué avec le cercle vicieux des déficits et de l’endettement. Mais les syndicats québécois semblent déconnectés de ces réalités, [...]

Or, le front commun affirme avoir en mains un argument blindé: le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur la rémunération. Le document montre que, pour des emplois identiques, les salaires des fonctionnaires québécois sont maintenant en retard sur ceux du secteur privé. [...]

Les emplois qui sont peu représentés dans le privé, comme les policiers, les infirmières ou les enseignantes, sont exclus de l’étude. [...]

Mais dans les faits, le discours du front commun est une illusion. Ce n’est pas vrai, tout simplement pas vrai, que les salaires du secteur public québécois sont en retard sur ceux du privé.

L’enquête de l’ISQ ne couvre que les entreprises de 200 employés ou plus. Ce n’est pas une omission ou une erreur méthodologique, c’est voulu comme cela. [...]

Dans ces conditions, le supposé «retard» des fonctionnaires sur le secteur privé est une immense fiction. La réalité, c’est que les fonctionnaires sont en retard seulement si on ne considère que les meilleurs employeurs du privé, et qu’on fait comme si 70% des autres travailleurs n’existaient pas.

Allez donc expliquer aux deux millions de travailleurs québécois, dans les PME manufacturières, les restaurants, les salons de coiffure, les petits commerces de détail, qui travaillent pour 500$ par semaine ou moins, à peu près aucune sécurité d’emploi et des caisses de retraite dérisoires quand ils en ont, allez donc leur dire qu’ils sont en «avance» sur les syndiqués du front commun.

Alain Dubuc a raison: des Martiens.

C’est à se demander pourquoi on fait de telles études à l’ISQ alors qu’on en manipule les résultats de manière aussi malhonnêtes depuis des années.

Il est aussi frustrant qu’aucun journaliste n’ait jamais noté ce point qui devrait être aussi connu que les prétentions des syndicats qui se servent alors de l’ignorance de la population et la complaisance des médias pour faire valoir leur point.

mai 19, 2009 Publié par | Économie, Médias, Syndicats | Laisser un commentaire

La désinformation gauchiste…

Puisque j’ai quand même passé un peu de temps à la composer, je vous copie la réponse que j’ai eu au billet pro-syndicats d’un blogue de gauche dont je vous ai déjà parlé, mais que je n’avais pas consulté depuis longtemps. Parlant de blogues de gauche, y’en a un d’extrême gauche qui ferme, le seul que je consultais quand j’étais déprimé. Je vais devoir me trouver un nouveau divertissement.

Voici donc ma réponse…

 C’est en dépensant que les États-Unis se sont sortis de la grande crise des années 30, et la recette n’a pas changé depuis.

C’est faux pour l’époque, au contraire, le chômage augmentait, tous les indicateurs économiques empiraient. C’est la guerre a qui a sorti les USA et le monde de la crise.

Augmenter les salaires des employés de l’État de manière générale, c’est plutôt ce qui appauvri le Québec depuis longtemps. Ça et l’État déjà obèse. C’est ce qui a causé les déficits passés et qui fait en sorte qu’on a déjà frappé le fameux mur depuis l’an dernier. On est toujours à la limite de nos moyens avec des impôts, des taxes et des tarifs gouvernementaux très élevés. Ça donne une population plus pauvre qui n’est plus capable de payer des salaires importants et c’est pourquoi des médecins, infirmières, paramédics, professeurs, etc. ne peuvent être payés de manière compétitive avec le reste du pays au moins.

Les syndicats osent parler de rattrapage, mais ils ne considèrent jamais leur sécurité d’emploi et surtout, quelque chose de très important qu’on réalise maintenant… Pour plusieurs, le fond de retraite est garanti. Ce qui veut dire que lorsque les marchés baissent comme cette année, c’est une dette pour le citoyen. Une de plus grâce aux conditions dorées des employés de l’État.

Question, est-ce que ces employés sont prêts à avoir des augmentation si on leur enlève ces avantages qui ne valent supposément rien?

Pourquoi accepte-t-on que nos gouvernements donnent des millions, voire des milliards de nos impôts à de grosses corporations alors qu’on pourrait contribuer à relancer l’économie sur le plan local?

Ça c’est une autre expression de l’étatisme que vous aimez tant. C’est des jobs subventionnées, rien d’autre.

Bref, on le constate, la baisse du niveau de la syndicalisation n’a pas profité à la classe moyenne, loin de là. Les écarts entre les riches et les pauvres – donc la dislocation de cette classe moyenne – se sont accentués et la hausse de la productivité n’a pas le moindrement profité aux travailleurs. On a plutôt assisté à une désintégration sociale caractérisée par un appauvrissement marqué des plus pauvres et un enrichissement très important des plus riches. Entre les deux, ce qui reste de la classe moyenne s’est déchiré entre la majorité vers le bas et une minorité vers le haut.

La gaugauche s’énerve toujours de l’écart entre les riches et les pauvres, comme si ça avait une importance réelle. La belle expression de jalousie de ce que l’autre a au lieu de se concentrer sur ce que toi t’as. Surtout qu’autant aux USA qu’au Canada et au Québec, c’est ces maudits riches qui payent les impôts. En plus, dans ton argumentaire, tu ne calcules pas que les chiffres sont semblables pour la classe moyenne au Canada et au Québec alors que le taux de syndicalisation est demeuré très élevé ici… Oups! J’oubliais cependant que si c’est semblable pour la classe moyenne, même s’il y a stagnation, la classe riche, elle, s’est beaucoup moins enrichie. On doit donc être bien mieux au Québec puisque l’écart entre les pauvres et les riches est plus petit. On a d’ailleurs moins de riches, beaucoup moins. C’est donc la société au complet qui s’est appauvrie.

Il serait d’ailleurs intéressant de calculer combien il reste dans les poches des contribuables au fil du temps, après tous les impôts et les taxes. J’ai l’impression qu’on aurait des surprises.

Finalement, tu parles quelques fois de ces syndicats qui représentent un grand nombre de travailleurs… C’est faux!!! Les chefs syndicaux sont élus par quelques délégués et non pas par les membres. Si notre système électoral est à revoir, celui syndical est carrément scandaleux. C’est faux de parler de représentativité. On le voit d’ailleurs par les positions politiques des chefs qui ne sont assurément pas suivies par leurs membres.

mai 17, 2009 Publié par | Économie, Société, Syndicats | Laisser un commentaire

Question.

Est-ce que quelque chose au Québec, une loi, le code du travail, empêche un maire à mettre tous ses employés ou presque dehors et les remplacer par des sous-traitants?

mai 11, 2009 Publié par | Économie, Politique, Syndicats | Laisser un commentaire

Le bordel de la saccoche.

On faisait grand état aujourd’hui du départ de Monique Jérome-Forget. Quelle grande perte pour le Québec selon plusieurs chroniqueurs. La dame n’était pas antipatique, elle semblait avoir une certaine rigueur économique, mais encore une fois, nos gens de médias se laissent aller aux émotions et oublient de regarder le bilan!

Monique Jérome-Forget n’a rien réalisé! Une gestion serrée? Le budget du Québec a connu des augmentations de au chapître des dépenses de 8% environ par année. Ça nous a ramené directement dans le déficit en payant seulement l’épicerie! Elle n’a aucunement accompli la fameuse réingénérie de l’État dont on a toujours gravement besoin. Elle nous a mené jusque dans le proverbial mur dont on prédisait l’arrivée depuis des années.

La ministre parlait souvent de sa saccoche, mais vous savez comment c’est une saccoche de femme? C’est le bordel! Et le bordel est demeuré tout au long du passage de la “dame de fer” (on est vraiment loin de Thatcher!!!). Elle a même donné une augmentation de salaires aux fonctionnaires (qui se répercute aussi sur leurs fonds de retraite garantis pour beaucoup d’entre eux) et aux élus alors que nous sommes en récession, en crise économique et que plusieurs États gèlent ces salaires. Elle a eu peur des syndicats. Elle les a encore laissé gagner.

Et ces gens se croient vraiment tout permis. Ça va prendre quelqu’un pour éventuellement leur tenir tête. Couper dans la fonction publique, couper dans les services gouvernementaux dont on n’a pas les moyens et dont l’État n’a pas à s’occuper, etc. Mais en attendant, les syndicats de la fonction publique vont demander presque 4% d’augmentations de salaires au cours des 3 prochaines années. Ces gens osent parler de rattrapage et disent que ce n’est aucunement exagéré. Pire! Ils prétendent que les salaires donnés par l’État font rouler l’économie.

Monique Jérome-Forget n’a pas fait le travail. Who’s up for the task?

N.B. J’oubliais que la nouvelle a été sortie par Quebecor. À quel traitement aurons-nous droit de cette nouvelle dans les prochains jours chez les syndiqués CSN de Ruefrontenac?

avril 10, 2009 Publié par | Économie, Médias, Politique, Syndicats | Laisser un commentaire

Update sur mes amis de Rue Frontenac.

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Il me semble que ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de mes bons amis de Rue Frontenac. Les pauvres journalistes et autres employés sans talent qui sont “sur le trottoir”. Ceux qui s’opposent à l’élimination de 119 postes permanents, protégés et insignifiants qui seraient supposément remplacés par des sous-traitants (bonne idée en passant, autant pour la diversité de l’information, que pour sa qualité considérant la médiocrité des lock-outés/grévistes/ex-scabs du JdeQ).

Ceux qui essayaient de nous faire croire récemment qu’un statisticien, pour la page des sports, c’est encore vraiment important en 2009. 65 000 dollars par année pour ce que nimporte qui ayant l’accès à Internet peut trouver en moins d’une heure? (souvent plus à jour et plus précis) C’est réellement des emplois désuets, désolé. De voir nos syndiqués défendre cela prouve jusqu’où ils sont prêts à aller. 

Mais ça ne s’arrête pas là! Dans leur belle pensée unique à laquelle ils voudraient soumettre le JdeM, on prend bien sûr la défense des abus de Radio-Canada. On le fait tout de même de manière loufoque. Je résume: Dans le JdeM, on a questionné si ça devait être une priorité pour SRC de gaspiller de l’argent à organiser et diffuser les Jutras alors que ça n’intéresse personne. Voici la réponse des syndiqués:

Prenons quelques lignes pour expliquer à ce scribe les choses de la vie. Si les cotes d’écoute pour un gala de ce genre sont faméliques, l’entreprise privée (TVA ou TQS) ne diffusera pas, puisque ce produit n’est pas rentable. Qui donc diffusera? Une chaîne de télé pour qui le profit n’est pas obligatoire, mais dont la diffusion des produits culturels fait partie du mandat. Qui correspond à ce profil? Poser la question, c’est y répondre.

Quelques autres questions qui se répondent simplement en les posant.

  • Pourquoi c’est pas rentable?
  • Pourquoi de si basses cotes d’écoute alors que bien des galas attirent toujours?
  • Est-ce vraiment nécessaire les Jutras?
  • Est-ce même utile ou intéressant de payer un party à des artistes toujours subventionnés? Je veux dire pour qui que ce soit d’autre que les artistes en question?

La défense d’un gala insignifiant et superflu comme Les Jutras par des journalistes qui critiquent qu’on puissent s’intéresser à la vie culturelle américaine à partir de New-York nous fait aussi réaliser qu’il faut inclure le protectionnisme et la fermeture culturelle dans les éléments formant l’idéologie avec laquelle ils voudraient remplir à nouveau le JdeM. D’ailleurs, on profite du même texte pour frapper une fois de plus (non physiquement cette fois-ci) sur Richard Martineau et ses opinions tellement contraires à la pensée unique syndicale.

Martineau qui, comme Facal, est bien sûr un scab. En fait, on tient un double discours là-dessus. Officiellement, on dit: “Évidemment, s’ils ont commencé à collaborer au Journal de Montréal bien avant le conflit, les chroniqueurs et collaborateurs ne sont pas des « scabs ».”

facal-scabCependant, en public, on dit le contraire. En terminant, lorsqu’on parle de tous les problèmes que causent les syndicats aujourd’hui en maintenant une ligne dure et un discours totalement dépassé, voici la réplique très logique de la secte syndicale.

Oublions les banquiers qui ont prêté de l’argent à des pauvres; oublions que les grands financiers ont acheté des produits très risqués qu’ils croyaient, à tort, être des titres pépères; oublions la bourse; oublions les Madoff et les Vincent Lacroix de ce monde. Tout est la faute des syndicats intransigeants. Méchante split intellectuelle.

C’est ensuite seulement ces mêmes personnes qui devraient couvrir l’actualité économique et surveiller les syndicats? Ils peuvent une fois de plus rester dans la rue selon moi. Ou se partir leur propre journal. Un geste qui demanderait de l’audace, du risque et le moindrement d’esprit entrepreneurial. Donc oublions ça.

avril 10, 2009 Publié par | Médias, Syndicats | Laisser un commentaire

   

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