La défaite des plaines d’Abraham. 14-02-09

C’est maintenant officiel, les Québécois ont perdu sur les plaines d’Abraham. Nos « leaders » ont laissé des terroristes dicter ce qu’on pouvait commémorer et ce qu’on ne pouvait pas. Ils ont plié devant eux. C’est pourtant la règle d’or avec des terroristes, ne jamais négocier avec eux et surtout ne jamais leur donner ce qu’ils demandent. La raison est simple, lorsqu’on cède, qu’on les laisse gagner, on les encourage à recommencer et à demander plus en répétant leurs menaces. La question est quelle sera leur prochaine demande? Quelle partie de notre histoire voudront-ils manipuler pour l’ajuster à leurs idées?

Certains trouveront le terme terroriste dur pour les Patrick Bourgeois et sa secte, mais ils répondent bel et bien à la définition  du terrorisme. C’est par la menace de gestes violents qu’ils ont fait pliers nos « leaders ». Mais je n’en veux même pas à cette bande de clowns (parce que leurs menaces étaient aussi ridicules que ceux qui forment ce groupuscule), je veux plutôt à nos « leaders » qui ont justement manqué de leadership.  J’en veux aussi à la population qui haussera les épaules en se disant que ce n’est pas grave.

charest-mouRappelons un peu ce qui s’est passé. Un groupuscule inconnu, le RRQ, s’est plaint d’une reconstitution historique comme il y en avait eu plusieurs par le passé et les médias ont sauté sur l’histoire. On est allé voir Jean Charest, Pauline Marois, Gilles Duceppe, etc. et on voulait des réactions. Au départ, rien de très extravagant excepté pour Charest, aussi mou qu’à l’habitude, qui déjà se dissociait de l’événement. Même les leaders séparatistes ne semblaient pas s’offusquer de l’événement. Les médias ont cependant décidé de gonfler l’histoire, d’y donner de l’espace quotidiennement et les politiciens l’ont éventuellement récupéré. Régis Labeaume et Josée Verner auront tenté de fournir une voix de la raison, de représenter la majorité silencieuse dans cette folle histoire, mais on aura vite fait de les ridiculiser en prêtant le micro à des gens qui ne représentent personne sauf eux-mêmes.

_bok_8_16_07_iraq_surgeJe suis de ceux qui ne tenait pas tant que ça à cette reconstitution. Avoir eu quelque chose de mieux à faire, je ne me serais pas déplacé pour l’événement. Mais l’annuler dû aux menaces de petits groupes, se plier à leurs volontés, sous la menace, ça c’est grave et le « jem’enfoutisme » qui va suivre est un signe désolant de la molesse de notre société.

C’est tout le monde qui capitule sans même s’être battu. On dit souvent qu’au Québec, on n’est pas un peuple guerrier, on le dit pour justifier le peu d’appui à notre intervention en Afghanistan, mais je crois qu’on manque simplement de valeurs pour lesquelles se battre. Il n’y a jamais rien de grave. Ou pire, cette manière de fonctionner expliquerait aussi la sympathie répendue pour le Hamas, le Hezbollah et nos « frères palestiniens ».

Je ne me suis jamais senti interpellé par ce qui s’est passé sur les Plaines. Je n’ai jamais dit « on a perdu, on a été battu » en parlant de la bataille des plaines. Cependant, en 2009, c’est certainement tout le Québec qui a perdu moralement cette nouvelle bataille des plaines. La censure, la peur, la menace et l’ignorance auront eu raison de notre molesse collective qui se répercute chez nos « leaders ».

Publié le février 15, 2009, dans Médias, Politique, Société. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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