La responsabilité individuelle du décrochage scolaire.

On a parlé quelque fois récemment du rapport Ménard, un rapport citoyen, sur le décrochage scolaire. Le milieu politique a jubilé, mais on ne semble pas avoir senti quelqu’engouement ailleurs dans la population ou même, je crois, chez les professionnels de l’éducation. On est restés sur notre faim. Le rapport semblait plein de voeux pieux.

Cependant, une recommandation du rapport me revient aujourd’hui. Soit de faire en sorte que le milieu encore l’étudiant à la persévérance scolaire. Par le milieu, on parle de ville, de village, de quartier j’imagine, de l’école, mais moi j’ai surtout en tête la famille. Une récente chronique d’un extrême gauchiste, Pierre Foglia, nous fait réfléchir sur cette responsabilité individuelle dans chaque famille.

Si je me souviens bien, dans ma classe, tout comme aujourd’hui, au moins la moitié des élèves ne seraient pas allés à l’école s’ils avaient eu le choix. Mais justement, la différence est là: on n’avait pas le choix.

Aujourd’hui, le décrochage est une option comme une autre. Et si vous voulez mon avis, c’est bien là la première cause du décrochage: que ce soit une option.

Pourquoi c’est une option? Ah ben là, vous n’allez pas m’aimer du tout. Pourquoi? Parce que la nullité des parents. Ces parents qui en mènent de plus en plus large à l’école, qui se mêlent de plus en plus de ce qui ne devrait pas les regarder, mais qui, chez eux, ne sont pas foutus d’assurer la partie de l’éducation qui les concerne: fixer des règles et les faire respecter. Parmi celles-là: tu vas à l’école, Chose, as-tu compris? Tu-vas-à-l’é-cole.

Ça va un peu dans le même sens d’un gars moins gauchiste, un peu plus lucide, Joseph Facal.

Derrière la question scolaire, c’est tout notre rapport à la culture qui est en cause ici. Ce n’est sûrement pas un hasard si nous fréquentons si peu les musées, si notre patrimoine architectural, pour le peu que nous en avons, est laissé à l’abandon, si le relâchement généralisé de la langue parlée ne trouble pas grand monde, si l’intellectuel est vu chez nous comme un pelleteur de nuages.

EXAMEN DE CONSCIENCE

Ce n’est pas une garantie de réussite scolaire, me direz-vous, mais je serais aussi curieux de savoir combien de parents supervisent les devoirs des enfants soir après soir. Quand les enseignants offrent aux parents des rencontres, les parents les plus assidus, j’en suis sûr, seront ceux dont les enfants n’ont pas de problèmes sérieux.

Oui la réforme de Pauline Marois semble merdique, mais le fort taux de décrochage existait avant. Oui il y a de moins en moins de professeurs masculins dans les écoles et des raisons sur lesquelles il faudrait se pencher pour régler quelques problèmes dans les écoles (le manque de rigueur et de discipline entre autres). Mais on a de la facilité à remettre la faute du décrochage des jeunes sur les autres alors que ça repose en grande partie, individuellement, sur les parents. Si le décrochage est correct pour eux, il le sera probablement pour leur enfant.

Publié le avril 13, 2009, dans Éducation, Société. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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