Les déformations communistes.

1er-maiVendredi dernier, c’était le 1er mai, le nouvel an syndical, la journée internationale des travailleurs. Pour souligner la journée, des anticapitalistes ont manifesté dans les rues de Montréal et se sont rendus jusqu’au point culminant de leur marche… La caisse de dépôt. Pour eux, la caisse, c’est la pire expression du capitalisme au Québec.

La grogne contre la CDPQ, symbole par excellence des dérives de l’élite politico-financière qui s’enrichit sur le dos de la population, était palpable. En ces temps de crise profonde, elle illustre la voracité et l’irresponsabilité du Québec inc. et de leurs faire-valoir de la politique spectacle.

Pourtant, la caisse, c’est étatique!!!  On est loin de petits investisseurs qui choisissent où ils placent leur argent.

Parlant d’anticapitalistes, la journée précédente, jeudi, Québec Solidaire a publié une brochure pour proposer de « dépasser le capitalisme » (vers quoi? Ce n’est pas précisé… Mais on sait bien qui se cache dans QS et les idées extrémistes qu’ils défendent.). On y fait des attaques et des accusations ridicules et Joseph Facal lui a répliqué aujourd’hui.

Ce texte surréaliste soutient que les Lucides étaient à la tête d’une «union sacrée» de méchants néolibéraux qui ont «lourdement pesé sur les choix étatiques» responsables de la crise actuelle. C’est écrit noir sur blanc, je le jure.

Diantre, je ne savais pas que moi et mes amis avions une telle influence sur Jean Charest. Le premier ministre non plus, sans doute.

Même après lecture, on se pince et on n’y croit toujours pas. Les Lucides y sont rendus responsables des privatisations (lesquelles?), des pertes d’emplois, des dérèglementations tous azimuts (où ça ?), et d’accabler encore plus les femmes (? !). Du pur délire.

Les Lucides auraient même convaincu Jean Charest des bienfaits de nouveaux barrages, du port méthanier et de l’exploration gazière dans le Saint-Laurent. Toutes des choses épouvantables de leur point de vue. Fou raide.

Ils sont drôles ces communistes.

Publié le mai 4, 2009, dans Économie, Politique. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Un anticapitaliste

    Les participants à la marche anticapitaliste ne sont pas pour l’intervention étatique dans un système capitaliste. Que ce soit étatique ou non, ça reste un outil qui maintient en vie de manière plus ou moins artificielle le système capitaliste.

    Peu importe le niveau d’intervention, ça reste du capitalisme ; l’enrichissement de la classe la plus riche au détriment de la classe moyenne et ouvrière.

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