La désinformation gauchiste…

Puisque j’ai quand même passé un peu de temps à la composer, je vous copie la réponse que j’ai eu au billet pro-syndicats d’un blogue de gauche dont je vous ai déjà parlé, mais que je n’avais pas consulté depuis longtemps. Parlant de blogues de gauche, y’en a un d’extrême gauche qui ferme, le seul que je consultais quand j’étais déprimé. Je vais devoir me trouver un nouveau divertissement.

Voici donc ma réponse…

 C’est en dépensant que les États-Unis se sont sortis de la grande crise des années 30, et la recette n’a pas changé depuis.

C’est faux pour l’époque, au contraire, le chômage augmentait, tous les indicateurs économiques empiraient. C’est la guerre a qui a sorti les USA et le monde de la crise.

Augmenter les salaires des employés de l’État de manière générale, c’est plutôt ce qui appauvri le Québec depuis longtemps. Ça et l’État déjà obèse. C’est ce qui a causé les déficits passés et qui fait en sorte qu’on a déjà frappé le fameux mur depuis l’an dernier. On est toujours à la limite de nos moyens avec des impôts, des taxes et des tarifs gouvernementaux très élevés. Ça donne une population plus pauvre qui n’est plus capable de payer des salaires importants et c’est pourquoi des médecins, infirmières, paramédics, professeurs, etc. ne peuvent être payés de manière compétitive avec le reste du pays au moins.

Les syndicats osent parler de rattrapage, mais ils ne considèrent jamais leur sécurité d’emploi et surtout, quelque chose de très important qu’on réalise maintenant… Pour plusieurs, le fond de retraite est garanti. Ce qui veut dire que lorsque les marchés baissent comme cette année, c’est une dette pour le citoyen. Une de plus grâce aux conditions dorées des employés de l’État.

Question, est-ce que ces employés sont prêts à avoir des augmentation si on leur enlève ces avantages qui ne valent supposément rien?

Pourquoi accepte-t-on que nos gouvernements donnent des millions, voire des milliards de nos impôts à de grosses corporations alors qu’on pourrait contribuer à relancer l’économie sur le plan local?

Ça c’est une autre expression de l’étatisme que vous aimez tant. C’est des jobs subventionnées, rien d’autre.

Bref, on le constate, la baisse du niveau de la syndicalisation n’a pas profité à la classe moyenne, loin de là. Les écarts entre les riches et les pauvres – donc la dislocation de cette classe moyenne – se sont accentués et la hausse de la productivité n’a pas le moindrement profité aux travailleurs. On a plutôt assisté à une désintégration sociale caractérisée par un appauvrissement marqué des plus pauvres et un enrichissement très important des plus riches. Entre les deux, ce qui reste de la classe moyenne s’est déchiré entre la majorité vers le bas et une minorité vers le haut.

La gaugauche s’énerve toujours de l’écart entre les riches et les pauvres, comme si ça avait une importance réelle. La belle expression de jalousie de ce que l’autre a au lieu de se concentrer sur ce que toi t’as. Surtout qu’autant aux USA qu’au Canada et au Québec, c’est ces maudits riches qui payent les impôts. En plus, dans ton argumentaire, tu ne calcules pas que les chiffres sont semblables pour la classe moyenne au Canada et au Québec alors que le taux de syndicalisation est demeuré très élevé ici… Oups! J’oubliais cependant que si c’est semblable pour la classe moyenne, même s’il y a stagnation, la classe riche, elle, s’est beaucoup moins enrichie. On doit donc être bien mieux au Québec puisque l’écart entre les pauvres et les riches est plus petit. On a d’ailleurs moins de riches, beaucoup moins. C’est donc la société au complet qui s’est appauvrie.

Il serait d’ailleurs intéressant de calculer combien il reste dans les poches des contribuables au fil du temps, après tous les impôts et les taxes. J’ai l’impression qu’on aurait des surprises.

Finalement, tu parles quelques fois de ces syndicats qui représentent un grand nombre de travailleurs… C’est faux!!! Les chefs syndicaux sont élus par quelques délégués et non pas par les membres. Si notre système électoral est à revoir, celui syndical est carrément scandaleux. C’est faux de parler de représentativité. On le voit d’ailleurs par les positions politiques des chefs qui ne sont assurément pas suivies par leurs membres.

Publié le mai 17, 2009, dans Économie, Société, Syndicats. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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