La gauche et le manque de logements.

Un chum me racontait en fin de semaine comment selon lui les Québécois ont un complexe de supériorité. Je m’opposais sur le coup, lui notant comment on manque d’ambition, on a de la misère avec les grands projets, qu’on pense toujours que ce n’est pas pour nous, etc.

J’oubliais cependant nos bons gauchistes québécois qui, eux, ont en effet un solide complexe de supériorité. Ils mènent le Québec à des politiques que personne n’applique ailleurs, mais à chaque fois, c’est bien sûr nous qui avons raison et les autres nous envient. Et à chaque fois, on parle de politiques allant à l’encontre des libertés des individus.

D’ailleurs, on est à la période de l’année où les groupes comme le FRAPRU pleurent sur le manque de logements. Pourtant, la pénurie a été créé par des années de politiques gauchistes qui ont rendues le marché locatif inintéressant pour les propriétaires. D’ailleurs, voici ce que disait un rapport ontarien sur la situation il y a quelques années.

Les investissements dans le logement locatif nécessitent de grosses mises de fonds, mais leur rendement est insuffisant par rapport au risque qu’ils représentent. Cette situation résulte à la fois d’un climat peu favorable, caractérisé par des taux d’imposition et d’autres coûts à effet dissuasif que le gouvernement impose à ce type d’investissements, et de la difficulté d’accéder à des prêts d’un rapport prêt-valeur élevé. Dans bien des secteurs clés de la province, le marché se caractérise aussi par le peu de liquidité et de rotation des actifs locatifs, la création limitée de nouveaux logements et l’absence de véritable choix pour les particuliers ou les familles en quête d’un logement locatif abordable.

Cette image n'a pas été prise à Beyrouth, mais bien à Montréal.

Mais quelle est la solution des groupes gauchistes? Comme à l’habitude, on demande au gouvernement de régler le problème. Au lieu de se retirer, on lui demande d’être encore plus présent et d’empirer le problème parce que non seulement les gens peu fortunés ayant besoin de logement deviennent dépendant de l’inefficacité gouvernementale, mais en plus, son implication dans le logement vient faire compétition aux propriétaires privés qui sont alors encore moins intéressés à construire du neuf ou à rénover le vieux.

Mais c’est ça la gauche. Une belle cause noble, une solution étatique, mais plein de répercussions négatives. Sauf que jamais on ne va avouer l’évidence, soit que la solution est bien pire que le problème qu’on a voulu régler au départ.

Publié le juin 7, 2009, dans Économie, Politique, Société. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Jeff Blanchette

    Faut le vouloir en maudit pour devenir propriétaire d’immeubles à logement au Québec. En plus d’être un retour sur l’investissement douteux, tu te ramasses trop souvent avec un paquet de gens qui se croient tout permis et que les lois protègent davantage que toi. Sans compter les mauvais payeurs… C’est extrêment difficile de courir après un locataire qui ne paie pas et ca peut traîner longtemps avant qu’on te donne l’autorisation pour le mettre dehors.

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