J’aime Jacques Parizeau.

Oh! Scandale! Jacques Parizeau a énoncé l’évidence! Ce que tout le monde dit depuis une semaine, tous les chroniqueurs, éditorialistes, commentateurs, etc. Ça fait des jours que je le dis en ondes. Le seul et unique but du PQ dans sa nouvelle stratégie de référendums sectoriels, c’est de faire de la marde. TOUT LE MONDE LE SAIT! Alors quand un péquiste, un séparatiste l’avoue, il ne faut pas frapper dessus, il faut le féliciter!

C’est pourquoi j’aime Parizeau. Il est honnête. Sûrement trop pour une stratégie politique intelligente, peut-être trop pour sa cause, mais jamais assez pour la population. C’est ce qu’on doit exiger de tous les politiciens. Pas d’essayer de fourrer les citoyens en leur cachant ce qu’il veut faire, leur en passer ensuite des ptites vites. Il ne doit pas se cacher. Il ne doit pas cacher ses convictions non plus. Et c’est toujours ce que Parizeau a fait.

 

–> Quand le PQ de René Lévesque a mis de côté la séparation pour le beau risque, il a quitté la politique.

–> Quand il s’est fait élire, il a fait un référendum. Peu importe si c’était le bon moment, les gens avaient voté PQ. Si les Québécois ne veulent plus de référendum, ils n’ont qu’à apprendre à ne plus voter PQ.

–> Quand il a fait son référendum, son entourage stratégique l’a poussé à avoir une question frauduleuse qui avait pour but de tromper les Québécois. Lui voulait une belle question claire comme « Voulez-vous que le Québec devienne un pays? ». Tout simplement.

–> Quand on l’a forcé à tromper les Québécois, il l’a avoué que la campagne référendaire était un gros stratagème, une cage à homards dans laquelle les Québécois se feraient prendre qu’il disait.

–> Quand il a perdu son référendum, il a dit clairement que pour lui, ceux qui ne parlaient pas français, n’était pas des Québécois.

–> Quand on lui a posé la question sur le bilinguisme, il a tout de même avoué, que si on ne parlait pas anglais, on était handicapés.

–> Quand il a vu que 10 ans après son référendum perdu, il n’y avait toujours aucune chance de le gagner, il a commencé à parler de faire la séparation sans référendum, par la simple élection du PQ.

–> Quand Michael Sabia a été nommé à la Caisse de Dépôt, Parizeau est le premier à avoir dit qu’il ne faisait pas parce que c’était un anglophone et un Ontarien d’origine. Les autres ont été pas mal plus hypocrites.

–> Et puis, finalement, il a appuyé la stratégie du PQ de faire de la marde pour essayer de remonter la ferveur séparatiste.

Donc je l’aime Jacques Parizeau. Il est vrai. Et vous savez le lien entre tous ces événements cités plus haut? À chaque fois, l’entourage péquiste a  minimisé, dénaturé ou même nié les dires de Parizeau. Et on a même bien souvent demandé à Parizeau de se rétracter.

Alors je préfère de loin un Jacques Parizeau à la grande majorité des politiciens hypocrites que nous devons endurer. Je n’aime pas ce qu’il dit, mais au moins on a l’heure juste. Et si on n’en veut pas, on a simplement à ne pas voter pour lui ou ses idées.

C’est beaucoup mieux que Pauline Marois qui vient nous dire que s’il y a une crise, ce sera la faute d’Ottawa. Ben oui Pauline, il faudrait qu’Ottawa fasse le tapis de bain et dise toujours oui aux séparatistes, sinon, ce sera lui le gros méchant à blâmer.

En plus de vouloir nous nuire, faut pas prendre les Québécois pour des caves. On connaît la chanson.

Publié le juin 11, 2009, dans Politique. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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