La malhonnêteté incarnée.

C’est pas la première fois, mais Michael Moore nous revient avec un autre petit pamphlet de désinformation. Richard Hétu trippe bien sûr! En fait, Moore devient de plus en plus facile à dénoncer, c’en est presque plate. Au moins, son effet doit, j’imagine, être moins dévastateur, puisque nimporte qui peut détecter les failles majeures dans ses théories.

Donc selon Moore, c’est la faute du capitalisme si on a dépensé des milliards de dollars pour sauver les banques, AIG, GM, etc. Ah! C’est nouveau. Parce que non seulement, ce que la droite dit depuis des mois, c’est qu’on aurait dû laisser ces compagnies se planter, mais c’est aussi la base même de la pensée capitaliste! Si tu te plantes, tu meurs! Le gouvernement ne vient pas te sauver le cul dans un système capitaliste.

Le gouvernement ne vient pas non plus obliger les banques de passer de l’argent à ceux qui n’ont pas le moyen de se payer une maison pour ensuite créer une surchauffe dans le milieu de l’immobilier, une bulle faisant grimper la valeur des maisons jusqu’à ce qu’elle éclate et que les gens perdent leurs maisons. Ça non plus ce n’est pas du capitalisme!

Mais si le gouvernement n’avait pas sauvé le cul des banques et autres grandes compagnies, la gauche, Moore en tête, aurait blâmé le gouvernement de ne rien avoir fait pour sauver les centaines de milliers d’emplois perdus temporairement. Mais depuis quand on demande à la gauche d’être cohérente?

Publié le août 23, 2009, dans Économie, Films, Médias, Politique. Bookmarquez ce permalien. 11 Commentaires.

  1. Keven Gélinas

    Merde on va avoir un paquet de troll qui vont maintenant se fier sur moore’s pour décrire la crise économique…

  2. Le gouvernement a été obligé de sauver les banques parce que sinon, c’est toute l’économie mondiale qui aurait planté. Avec les Edge Funds et tout le capital boursier, ça aurait pu avoir des conséquences catastrophiques.

    C’est plutôt rigolo de te voir critiquer quelqu’un pour une supposée méconnaissance du sujet alors que toi même, clairement, tu n’y connais que dalle.

    @ Keven : c’est quoi la différence entre un troll de gauche et un troll de droite. Vous pensez pas qu’à endosser n’importe quelle opinion qui vient de la droite parce que vous êtes de droite, que ça ne fait pas de vous, également, des trolls? Ou parce que vous êtes de droite, vous avez nécessairement la vérité infuse?

  3. Le gouvernement a été obligé… Arrête, je vais brailler. Tu parles de conséquences? Et ça aura quoi comme conséquences des billions de déficits?

    Ne t’inquiètes pas trop pour l’économie qui se relève de ses crises et aurait très bien pu le faire en perdant certains joueurs qui méritaient de disparaître. Là on a pelleté par en avant le problème. C’est tout.

  4. À te lire, j’ai envie de te renvoyer ta question de fin de blogue… « Mais depuis quand on demande à la droite d’être cohérente? »

    On a pelleté en avant le problème parce que le capitalisme, le libéralisme et la droite a causé le problème. Si on avait établi des règles qui auraient empêcher ces entreprises d’atteindre le niveau d’impact qu’ils ont eu, les gouvernements n’auraient pas été obligés de leur sauver le cul.

    Le problème, c’est que la droite a amené la création d’un capitalisme sauvage, d’un capitalisme sans règles.

    La solution qui a été faite, de toute évidence, ne me plaît ni à moi, ni à toi. Je suis d’accord : on a pelleté en avant le problème. Il aurait fallu des nouvelles règles, des nouvelles bases, pour le capitalisme. Profiter de la situation pour imposer des conditions.

    Pas leur sauver le cul gratuitement.

    Mais, d’une manière ou d’une autre, le gouvernement était obligé de réagir. Connais-tu l’influence des Edge Funds? Connais-tu l’influence des entreprises bancaires sur l’économie mondiale.

    Regarde ça, et dis-moi, honnêtement, si on est en mesure de se payer le luxe d’en laisser un crasher.

    Le problème de base c’est « pourquoi cette situation existe » et « pourquoi on fait rien pour réguler tout ça ».

  5. 1) Tu as tout faux. Le capitalisme n’a pas créé le problème. C’est le mensonge répété le plus souvent. Au contraire! C’est des réglementations de l’État qui ont causé le problème à la base. On a forcé des banques à prêter à du monde qui n’avaient pas les moyens de rembourser au nom du principe le plus cher à la gauche: L’égalité.

    2) Tu me parles de hedge funds et je ne suis même pas sûr que tu sais c’est quoi. Tu sais même pas comment l’écrire! Certaines banques auraient certainement pu mourir. Oui, ça aurait fait mal, mais jamais autant que ce que la gauche est en train de faire, soit nous endetter massivement pour sauver les banques.

    C’est ça l’étatisme. Dans le capitalisme, une banque peut mourir si elle le mérite. Mais avec la gauche, c’est toujours la peur (peur des conséquences de la chute de certaines banques ici), c’est les prétentions de vertue, mais on n’assume jamais les conséquences de nos gestes. C’était ainsi pour ce qui a causé la crise et c’est ainsi pour les « solutions » à la crise.

  6. Alors que les analyses rappellent à satiété « les méandres techniques » de cette crise financière, pour en saisir les véritables fondements il faut s’interroger sur les racines profondes que les événements récents ne font que masquer. La « crise mère » est avant tout celle des valeurs de notre société. Comme l’écrivait déjà Emmanuel Todd en 1999, « la toute-puissance de l’économie n’est qu’une illusion…(si ses phénomènes) sont bien réels, ils ne font que refléter et masquer des déterminants culturels et anthropologiques beaucoup plus profonds… ».

    Le capitalisme libéralisé à outrance, sans réglementation ni encadrement, n’est que l’expression de la loi de la jungle, la loi du plus fort, « un système qui porte la guerre comme les nuages portent la pluie ». Un système qui génère une conception guerrière de la vie économique, mais que l’idéologie cache sous des termes neutres comme « saine concurrence, rationalisation, rentabilité obligée, etc. » et qui nous disent que le profit conduit « au progrès et à la croissance éternelle ». Cette guerre économique n’est possible que par un conditionnement idéologique des esprits que les idéologues (les think thank) de droite propagent en érigeant leur pensée unique en dogme. C’est le caractère absolu de ce dogme qui permet de faire oublier que l’économie n’a pas de loi absolue, mais qu’elle est constituée par un ensemble de règles et de mécanismes mis au point par des individus et qui sert des intérêts particuliers.

    Cette crise est multidimensionnelle : elle est d’abord morale. Le néolibéralisme s’effondre, miné par ses propres contradictions et ses excès. Plusieurs enquêtes effectuées auprès de femmes cadres ont montré que beaucoup d’entre elles reconnaissaient que la crise actuelle est autant morale que technique. Les idéologues se préoccupaient de combattre les ennemis de l’extérieur, sans se douter que le système était rongé de l’intérieur par la cupidité de ceux-là même qui sont au cœur du système.

    Sous une autre facette, cette crise est également celle d’une faillite intellectuelle. C’est la faillite d’une idéologie qui a remplacé les savoirs et les connaissances par des « croyances aveugles » parce que ses défenseurs : analystes, universitaires, financiers et journalistes ont abandonné tout esprit critique pour croire « aux vertus du Dieu-Marché » et les défendre aveuglement.

    Mais elle est aussi politique parce que les politiciens ont abandonné leur rôle de défenseur du Bien commun pour se soumettre aux diktats des dirigeants financiers générant par là perte de confiance et cynisme des citoyens. La crédibilité de ces dirigeants politiques est mise à rude épreuve quand on les voit trouver des centaines de milliards de dollars pour voler au secours des banques (celles-là mêmes qui ont enclenché le processus qui a mené à la crise financière) alors que les gouvernements ont tant répété « que les coffres étaient vides ».

    Enfin, la toile de fond de cette crise est générée par nos comportements destructeurs : la crise environnementale qui résulte de la course à la consommation. C’est cette surconsommation qui est le moteur de l’économie actuelle. Ici, nous touchons à la contradiction ultime de notre société où le remède que l’on préconise (accroître la consommation) est au fondement même du problème.

    En conclusion : cette crise nous révèle à nous même : mais il ne suffit pas de « comprendre », ce qu’il nous faudra c’est « changer ». En ce sens, cela nous ramène à la définition même du mot « crise » qui en grec signifie, à la fois, catastrophe, mais aussi opportunité, aboutissement d’un état antérieur et ce qui doit être dépassé. Cette crise devrait être l’occasion de mettre notre imagination en marche pour construire un autre monde que nous savons maintenant nécessaire.

  7. Concernant les Hedge Funds, il faut se rappeler que leur débâcle a amenée une intensification de la crise financière. À cela, on peut aussi ajouter les Private Equity Funds. Bénéficiant de taux d’intérêt très bas, d’une fiscalité très favorable et d’un grand laxisme des autorités financières, ces acteurs ont pris une place centrale sur les marchés financiers. Empruntant massivement auprès des banques, les Private Equity Funds ont racheté de nombreuses entreprises en pratiquant des opérations de leverage buyout (LBO).

    En d’autres termes, avec un apport de fonds propres réduit à 10%, ces investisseurs avait acheté à crédit des entreprises dans le seul but de les revendre rapidement en réalisant d’appréciables plus-values.

    Cette technique du LBO est doublement scandaleuse.

    D’une part, ces acquisitions à crédit, ou par effet de levier, permettent aux fonds et aux dirigeants de s’enrichir rapidement sur le dos des entreprises et de leurs salariés en faisant rembourser par la société rachetée, via le versement de généreux dividendes, l’essentiel du coût de son acquisition.

    D’autre part, les LBO ont contribué à gonfler d’une manière excessive les crédits bancaires, ce qui est un des facteurs actuels de déstabilisation des systèmes bancaires. Le resserrement du crédit consécutif à la crise financière actuelle, ainsi que la hausse des taux d’intérêt décidée par les banques centrales, mettent en difficulté ces prédateurs financiers dont certains ont d’ailleurs fait faillite en temps de crise.

    Les comportements de spéculation et de prédation des principaux acteurs de la finance internationale (Hedge Funds, Private Equity Funds et banques) sont largement responsables de la crise financière, encouragés par le laxisme des autorités financières et monétaires. Celles-ci n’ont pas voulu s’opposer aux pratiques irresponsables qui mettaient alors, et mettent toujours aujourd’hui en danger la stabilité des systèmes financiers.

    Seul un contrôle étroit des marchés financiers et de leurs acteurs est de nature à prévenir des crises financières, dont l’expérience récente a montré qu’elles pouvaient avoir un coût économique et social élevé.

  8. Beaucoup de bla bla, mais rien qui se rattache à du concret, au monde réel. Rien qui ne parle réellement, concrètement, de la crise que nous traversons. Une crise causée par l’Étatisme au départ et non pas tes explications quasi ésotériques qui ne font que démontrer ton idéologie, mais qui est à des années lumières de prouver quoique ce soit. Tu en serais incapable sûrement anyway.

  9. Si ça peut te remonter le moral, tes explications simplistes et idéologiques sont loin de me convaincre. En quoi tu as prouvé quoi que ce soit? En quoi tes arguments sont inébranlables? En quoi est tu porteur de la vérité?

    Ta petitesse d’esprit est triste.

  10. La crise, j’en ai déjà expliqué les sources. Sous Clinton, on a légiférer pour obliger les banques à prêter de l’argent à des gens qui n’en avaient pas les moyens (spécialement des minorités ethniques) dans un but d’égalité pour l’accès à la propriété.

    Ça a créé une bulle dans le marché de l’immobilier, la valeur des maisons a augmentée et des gens ont pris une nouvelle hypothèque sur ces maisons, croyant que cette hausse de prix se basait sur du solide. Mais elle se basait sur une volonté artificielle du gouvernement et backé en plus par ce qui était dans le fond des bras gouvernementaux (comme la banque centrale avec ses taux d’intérêts et ses politiques monétaires), Fannie Mae et Freddy Mac.

    C’est l’écroulement de tout ça qui a causé la crise, reserré le crédit et qui aurait fait dans le fond que des compagnies peu performantes (comme GM) auraient cessé de survivre artificiellement à cause de la bulle et se seraient plantées comme elles le devaient. Mais encore une fois, le gouvernement est allé mettre ses grosses pattes là-dedans aussi… Pour le bien de tous bien sûr.

    Tu dis que tu n’approuves pas ce que le gouvernement américain a fait, mais dans le fond tu le défends, disant qu’il n’avait pas le choix. Comme tous les bons petits gauchistes.

  11. Je ne le défends pas. J’explique tout simplement l’impasse à laquelle il faisait face.

    Les sources à court terme, factuelles, je les connais. Et tu as raison. Ce que je tentais de mettre de l’avant dans mes interventions précédentes, ce sont les sources à moyen et long terme. Ce qui fait que nous avons été mis face à ce problème. Les causes peut-être moins factuelles de la situation, mais qui sont plus profondes, et qui nous amèneront vers d’autres crises de ce type si elles ne sont pas réglées, corrigées.

    Est-ce que je comprends pourquoi le gouvernement a dû intervenir dans la situation actuelle? Oui. Ce que je déplore c’est l’aveuglement face au marché qui l’a amené dans cette situation. Ce que je déplore, c’est que l’argent des contribuables, issus de classes moins fortunées ou de la classe moyenne, a été utilisée pour renflouer les poches de riches entreprises qui établissent leurs propre règles, qui se croient au-delà des lois et des États. Qui jouent à l’économie casino.

    L’action du gouvernement? Je crois qu’ils étaient dans l’obligation de faire quelque chose. Il ne pouvait pas laisser l’économie s’écrouler plus avant. Cela dit, je ne crois pas que le gouvernement a profité suffisamment de cette occasion pour imposer de nouvelles règles, pour dépasser cette loi du marché.

    Et ça, c’est sacrément dommage.

    L’essentiel du différent que nous avons, DooM, c’est que, de ton côté, tu estime A) que le gouvernement n’aurait pas dû agir; et que B) la crise n’a pas été causée par les failles de l’économie de marché; alors que de mon côté, je crois A) que le gouvernement aurait dû agir autrement; et que B) la crise trouve sa source dans les failles, justement, de l’économie de marché.

    Et, puisque nous terminons la plupart de nos interventions par des invectives, je me contenterai de signaler que, si je suis un « bon petit gauchiste », tu es un « bon petit droitiste ».

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