Réflexion: Le cynisme politique, une autre oeuvre de l’étatisme?

Des élections approchent au Québec et comme c’est le cas depuis des décennies, on regardera de près le taux de participation afin d’analyser les résultats. Est-ce qu’on battra le médiocre 57% de la dernière élection?

Il serait facile et de courte vue de blâmer Jean Charest ou le PLQ pour tout le cynisme présent et je suis persuadé que les Péquistes et autres ne s’en gêneront pas alors qu’ils sont aussi responsables de celui-ci. Mais la réalité est que c’est en moyenne le cas à bien d’autres endroits en occident.

Est-ce un hasard qu’on devienne cyniques face à l’État alors que la sociale démocratie est en crise sévère depuis 2008?

Il est encore facile d’accuser Jean Charest de présentement dilapider les fonds publics afin de s’acheter la prochaine élection en faisant des cadeaux à gauche et à droite (surtout à gauche), mais c’est la manière de faire de nos politiciens étatistes depuis des décennies! On se fait acheter avec notre propre argent! Ou celui de nos enfants, petits-enfants et ceux pas encore nés en fait.

Sur le coup, les gens sont contents, mais quand vient le temps de commencer à payer la facture, là ils le sont moins. Ils blâment le gouvernement, les banques, les riches, les groupes de pression, etc. Tout le monde sauf eux-mêmes finalement. Et cela est normal puisque la sociale démocratie dépouille le citoyen de ses responsabilités, de sa liberté de choisir et bien sûr de son bien afin de tout centraliser entre les mains de l’État. Il devient donc populaire de penser qu’on n’est responsable de rien.

On arrive aussi au bout de cette logique de tout centraliser entre les mains de quelques élus qui, au Québec spécialement, ont presque tous les pouvoirs. Nous sommes à un point où tout le monde se tourne vers l’État et dit « moi, moi, moi » (la sociale démocratie menant aussi à l’égoïsme vu le rationnement des services offerts). L’État a ratissé trop large et a maintenant trop de bouches à nourrir et plus les moyens pour le faire. Elle calme donc les groupes de pression les plus bruyants tout en essayant de maintenir un roulement de l’économie… On assiste à du patchage à l’image de nos routes et on se croise les doigts pour que tout se passe bien.

Mais ça ne peut tenir éternellement et chaque secteur de la sociale démocratie aura son viaduc qui s’écroule. Et qui dit centralisation du pouvoir et des moyens dit aussi centralisation des plaintes. Parce qu’au-delà du taux de vote, il y a le discours populaire qui crie son insatisfaction envers les gouvernements, peu importe qui est à sa tête. Et comment pourrait-il en être autrement? Il devient impossible pour un parti de plaire parce que l’État s’occupe de trop de choses et chacun a ses demandes et attentes. Tous les partis deviennent donc rapidement décevants, ne pouvant répondre à des attentes que le citoyen avait auparavant envers lui-même et non l’État.

On a totalement inversé ce que JFK disait. Les citoyens se demandent uniquement ce que leur pays peut faire pour eux. On les a habitué ainsi. Mais aucun État ne peut réellement répondre à la demande.

Auteur de l’image: Ygreck
Tirée de la couverture du livre Pour en finir avec le gouvernemaman.

Publié le juillet 25, 2012, dans Politique, Société. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Marie Madeleine

    Très pertinent. Félicitations à l’auteur de ce texte qui est comme une bouffée d’air frais dans cette cacophonie électorale!

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