Ma petite histoire à Québec 800.

Le prochain blogue est très narcissique, mais j’espère y passer un message inspirant (qui n’est même pas le mien) tout de même.

Pirate 800: Le mélange de l’ancien logo de Radiopirate.com et de celui de Québec 800. L’inclusion d’une tête de mort dans leur logo n’a pas vraiment plu aux boss de Q800… Mais ça représentait pour moi ce que j’étais.

Il y a 3 ans presque jour pour jour, j’entrais en ondes à Québec 800 pour une émission de lignes ouvertes de nuit qui a duré un an et qui se nommait Ouvert la nuit. Je suis arrivé là avec des appréhensions puisque la dernière fois où j’avais travaillé de nuit (dans un Couche Tard), j’avais détesté cela. Terminer le travail alors que le soleil était levé et que les gens commençaient leurs journées me tuait. Je me suis cependant rendu compte que lorsqu’on fait ce qui nous passionne, ça passe pas mal mieux. En fait, ce fût même très agréable et je me demande encore parfois ce que deviennent certains auditeurs qui appelaient fréquemment.

8 mois plus tard on m’offrait de remplacer le midi pour l’été. Le poste est devenu permanent avec le virage 100% sports de la station. C’était la naissance du Show d’la mi-temps avec François Paquet et Mathieu Tanguay qui faisait partie de l’émission au départ. Le nom de l’émission était d’ailleurs son idée. Ça a été 2 années de plaisir,  mais le 29 juin dernier, je quittais les ondes de Québec 800. La station en arrachait financièrement depuis des années. Le Groupe Remparts a tenté d’en faire quelque chose, mais se demandait depuis un an si ce n’était pas peine perdue. J’ai donc fait partie des premières coupures avec Mathieu Tanguay, sans penser que la station allait fermer 3 mois plus tard.

L’été a passé, je m’investis ailleurs maintenant en continuant (et ayant plus de temps pour) radiopirate.com, mais je dois avouer qu’il y a quelques semaines, je regrettais de ne plus m’asseoir dans le studio de Québec 800 à 11h (ou une minute avant) avec Frank pour jaser de sports. Québec 800 est bourrée de passionnés et surtout de bonnes personnes. J’ai la prétention de croire que l’émetteur AM était le problème #1 de la station. Le monde de la radio est en mutation et c’est parfois aussi excitant que stressant. Je crois que Marto a raison lorsqu’il dit:

La MINORITÉ des animateurs-Radio peuvent considérer que ce qu’ils font est un métier. La MAJORITÉ devrait comprendre que ce n’est qu’un passe-temps.

La fermeture de Québec 800 est une épreuve, pour ne pas dire une défaite. En pleine campagne électorale, certains ont ridiculisé des candidats de la CAQ parce qu’ils avaient déjà fait faillite. Je trouve cela petit. Comme entrepreneur ou comme employé, les échecs arrivent. Si vous ne le savez pas encore aujourd’hui, je vous souhaite de l’apprendre un jour. Parce que je crois, comme Conan O’Brien, qu’un échec peut nous sortir de notre routine confortable et nous ramener vers ce qu’on désire vraiment et nous pousser à oser et à se dépasser. Une épreuve peut nous placer devant des choix nous forçant à être meilleurs.

Alors pour mes amis de Québec 800 et tout ceux qui subissent une épreuve professionnelle, voici:

Eleven years ago I gave an address to a graduating class at Harvard.  I have not spoken at a graduation since because I thought I had nothing left to say.  But then 2010 came.   And now I’m here, three thousand miles from my home, because I learned a hard but profound lesson last year and I’d like to share it with you.   In 2000, I told graduates “Don’t be afraid to fail.”  Well now I’m here to tell you that, though you should not fear failure, you should do your very best to avoid it.   Nietzsche famously said “Whatever doesn’t kill you makes you stronger.”  But what he failed to stress is that IT ALMOST KILLS YOU.  Disappointment stings and, for driven, successful people like yourselves it is disorienting.  What Nietzsche should have said is  “Whatever doesn’t kill you, makes you watch a lot of Cartoon Network and drink mid-price Chardonnay at 11 in the morning. “

By definition, Commencement speakers at an Ivy League college are considered successful.  But a little over a year ago, I experienced a profound and very public disappointment.  I did not get what I wanted, and I left a system that had nurtured and help define me for the better part of seventeen years.  I went from being in the center of the grid to not only off the grid, but underneath the coffee table that the grid sits on, lost in the shag carpeting that is underneath the coffee table supporting the grid.  It was the making of a career disaster, and a terrible analogy.

But then something spectacular happened.  Fogbound, with no compass, and adrift, I started trying things.  I grew a strange, cinnamon beard.  I dove into the world of social media and started tweeting my comedy.  I threw together a national tour.  I played the guitar, did stand-up, wore a skin-tight blue leather suit, recorded an album, made a documentary, and frightened my friends and family.   Ultimately, I abandoned all preconceived perceptions of my career path and stature and took a job on basic cable with a network most famous for showing re-runs, along with sitcoms created by a tall, black man who dresses like an old, black woman.  I did a lot of silly, unconventional, spontaneous and seemingly irrational things and guess what —- with the exception of the blue leather suit, it was the most satisfying and fascinating year of my professional life.  To this day I still don’t understand exactly what happened, but I have never had more fun, been more challenged, and this is important —- had more conviction about what I was doing.

How could this be true?  It’s simple: there are few things more liberating in this life than having your worst fear realized.  I went to college with many people who prided themselves on knowing exactly who they were and exactly where they were going.  At Harvard, five different guys told me that they would one day be President of the Unites States.  Four of them were later killed in motel shoot-outs.   The other one briefly hosted “Blues Clues,” before dying senselessly in yet another motel shoot-out.   Your path at 22 will not necessarily be your path at 32 or 42.  One’s dream is constantly evolving, rising and falling, changing course.  This happens in every job […]

Publié le septembre 14, 2012, dans Médias. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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