La gaffe inventée de Romney, la division et la vérité…

Après un petit intermède ministériel, la suite du blogue: Les scandales et les gaffes inventées par les médias gauchistes

Lundi le 17 septembre, un site de magazine de réputation hippie ou grano, Mother Jones, publiait un vidéo montrant Mitt Romney, candidat républicain à l’élection présidentielle, parler stratégie de campagne avec des donateurs du parti… Oh désolé! Des riches donateurs du parti. Ils faut le préciser dans cette ère de guerre aux riches. Une guerre menée entre autres par Obama, mais à qui plusieurs riches donnent tout de même, tellement que sa campagne de financement va une fois de plus mieux que celle républicaine, entre autres auprès des médias.

Dès la sortie de ce vidéo, sans même attendre de réelle réaction du public, les dés étaient jetés dans ce qu’on appelle maintenant les NFM (Non-Fox Media). Mitt Romney venait de faire une gaffe majeure, ce qu’il avait dit était choquant et en gros, il venait de perdre assurément l’élection par ses paroles inacceptables. Un sondage donnait encore Romney et Obama à égalité hier après un autre mardi. Mais ce n’est pas grave. Les médias continuent à spinner la même interprétation en espérant qu’elle devienne vraie.

Mais qu’a-t-il dit de si grave? La vérité! Tout simplement. Une vérité qui dépasse grandement les frontières américaines. Une vérité qui s’applique parfaitement au Québec! Soit qu’une grande partie de la population, entre 40% et 50% (47% pour être exact aux USA), ne paie pas d’impôts et se fou donc royalement qu’un politicien promette des baisses. Tout être humain aspire à mieux et c’est normal. Quand tu paies des impôts, tu es gagnant d’en payer moins, mais si tu n’en paies pas, ce que tu désires, c’est plus de services sans payer pour. Et si tu ne paies pas pour ces services, quelqu’un d’autre le fait pour toi.

Si au contraire, un politicien promet de réduire les dépenses en coupant les services, tu ne seras pas content. Tu vas crier. À première vue, tu perds au change. Tu deviens une victime du système, un laissé pour compte, un désavantagé. Du moins, dans ta perception. Tu crois, que ce qu’on te fournissait jusqu’à ce jour, t’es dû.

On retrouve présentement cette réaction envers le Journal de Montréal et de Québec. Il y a 15-20 ans, il fallait acheter son journal ou manger dans un restaurant pour le lire à table. Mais depuis des années, il était offert en grande partie gratuitement sur Internet. Cette semaine, Quebecor a décidé de changer sa manière de faire en demandant un abonnement pour consulter plusieurs de ses articles et chroniques. Les plaintes se sont vite multipliées. Les lecteurs croyaient qu’on leur devait ces articles et chroniques GRA-TUI-TE-MENT parce qu’on les avait habitués à cela.

C’est de cela dont Mitt Romney a parlé. De gens à qui on a fourni pendant longtemps des services gratuits et qui croient maintenant que ça leur est dû. Il est probablement plus tabou de dépendre de l’État aux USA qu’ici. Voilà pourquoi cela fait une histoire. Mais voilà, ça ne tient plus! Partout en occident, des politiciens ont voulu acheter le vote d’une part grandissante de la population. Pour se faire, ils ont gravement endetté leurs États respectifs et les générations futures. Aujourd’hui, l’élastique a été assez étiré et il est venu le temps de payer pour certains, ou d’essayer de ralentir la cadence de l’endettement pour d’autres.

Deux tendances semblent généralement offertes aux électeurs:

  1. Couper. Réduire les dépenses ou au minimum leur croissance. Arracher le plaster ou tirer dessus doucement.
  2. Chercher à augmenter les revenus de l’État (et non pas de la population) en visant un petit groupe de personnes qui ne sera pas trop nuisible par son poids arrivé le jour du vote.

Même si leurs actions finissent souvent par se ressembler, c’est généralement ce qu’offrent les politiciens présentement aux diverses populations de plusieurs pays et états. Désolé, mais il n’y a que la 1ère option qui est réellement raisonnable. La 2e n’est qu’une tentative de voir jusqu’où l’élastique peut réellement s’étirer. Elle créé en plus un climat nocif de guerre des classes auquel le dopage à l’endettement nous a amené.

Pourtant, c’est dans la bouche des Barrack Obama et Pauline Marois de ce monde qu’on retrouve les accusations de vouloir diviser la population. Pourtant, leurs politiques (taxer les riches, Obamacare, gel des frais de scolarité, loi 101 dans les cégeps, exploitation des gaz de schiste, etc.) sont très divisives! Un des slogans de la campagne d’Obama est middle class first. Ce n’est pas divisif ça? S’attaquer au 1% en reprennant le discours d’Occupy Wall Street, c’est divisif!

Toute la semaine, le président américain a attaqué son opposant en disant qu’il ne voulait travailler que pour une partie des Américains, alors que Romney a simplement dit qu’il ne pourrait convaincre 47% d’entre eux de voter pour lui. Il ne faut pas se leurrer! Obama, Romney, Marois, Charest, Legault, Québec Solidaire, etc., tous les politiciens calculent où ils peuvent gagner des votes, sur quels sujets et où placer leurs efforts. Et ce n’est pas parce qu’on ne peut pas convaincre certains de voter pour nous, qu’on ne pense pas agir pour le bien de tous par la suite.

Pourtant, réduire l’endettement aide tout le monde. Que ce soit à court ou à moyen terme. Il est important pour tous les politiciens de l’Occident d’arrêter d’acheter les votes de leurs électeurs avec leur propre argent ou celui de leurs enfants. Du même coup, les systèmes où une forte proportion de la population est exemptée de l’effort collectif, ne tiennent plus la route en démocratie.  Les tentations électoralistes sont trop fortes pour les politiciens.

Je vois difficilement une économie survivre quand plus de 20% de la population ne contribue pas comme les autres. Un candidat démocrate au sénat, Tim Kaine, allait aussi dans ce sens (à l’inverse de son président) cette semaine. Au cours des années, les politiciens de gauche ont implanté comme idée que la « juste part » des plus fortunés était en fait une part plus importante que tout le monde. Il est tabou au Québec de parler de flat tax, mais cela a pour avantage que la « juste part » est la même pour presque tout le monde. Le riche donne tout de même plus d’argent à l’État, puisque 10, 20 ou 30% d’un million donne toujours un plus gros montant que 10, 20 ou 30% de 30 000$, mais tous donnent la même vraie « juste part ». Tous peuvent faire le même constat par rapport à quelle partie de leur travail se retrouve dans les mains de l’État.

En terminant, si Romney gagne, que vont nous raconter nos médias? Vont-ils faire semblant qu’il ne s’est jamais rien passé? Je ne suis pas nécessairement pro-Romney. Je vais donner aux Républicains qu’ils ont clairement le discours le plus réaliste par rapport à la situation économique américaine. Mais entre le discours et la réalité, il y a une marge. Une grosse marge! Mon sentiment commence à ressembler à la dernière élection française. Malgré les promesses éclatantes, la différence est minime entre les 2 prétendants majeurs.

Blogue à venir: Un vrai possible scandale de la campagne américaine dont on parle trop peu.

Publié le septembre 21, 2012, dans Économie, Médias, Politique, Société. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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