La solidarité égoïste de GND.

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Nous avons tous été déçus de voir nos policiers et pompiers, à qui nous offrons un pouvoir important pour les premiers et un immense respect pour les autres, agir en petits voyous. Il était évident que ça allait inspirer ceux qui cherchent encore à justifier leur parasitisme d’il y a 2 ans.

Le lien? 2 groupes de privilégiés qui veulent conserver leurs acquis.
L’autre lien? Les 2 semblent pas mal se foutre des répercussions de leurs demandes sur la société.
La différence? Les policiers ou autres syndiqués municipaux ne tentent pas de faire passer leurs intérêts un peu égoïstes comme de la « justice sociale » et des « luttes collectives ».

J’imagine que tu peux te permettre cela quand tu lances à tort des attaques à la mode contre « l’austérité », la « finance » en prétendant faussement défendre la « redistribution de la richesse » et surtout la « solidarité intergénérationnelle » sans comprendre le début du commencement de ces concepts.

L’austérité: Depuis 2007, les dépenses du gouvernement du Québec ont augmenté de 36%… C’est sans dire que c’est bien loin de simplement suivre la courbe de l’inflation. La dernière fois qu’il y a PEUT-ÊTRE eu austérité au Québec, c’est en 1998 sous Lucien Bouchard, moment où on s’est aussi créé d’énormes dépenses futures comme les CPE et l’assurance médicament. Il n’y a aucune austérité de coupures de dépenses au Québec. L’austérité qu’on connaît, celle défendue par les GND de ce monde et qui a été un échec partout où elle a été tentée, c’est l’austérité de l’augmentation des taxes qui étrangle le citoyen, réduit leurs dépenses afin de subvenir aux « besoins » de l’État et tue le commerce. Une jolie spirale qui se nourrie elle-même.

La finance: Un gros méchant désincarné qui doit avoir forcé les gouvernements et les citoyens à se surendetter… À moins que c’était leurs choix? Hmmm. Il est sûr que les banquiers font beaucoup d’argent, mais ça va avec le gonflement volontaire de l’endettement et une conjoncture probablement temporaire. À moins que l’on parle de la finance de Wall Street, très étatiste elle-même, qui assure nos fonds de pension et capitalisent des compagnies comme Apple qui créent ensuite des Ipod, des Iphones et des Ipad qui changent un peu le monde. Rien n’y est parfait, mais c’est assez représentatif de l’humain. Passons d’ailleurs sur l’ignorance totale des réelles raisons qui ont « fait s’effondrer les marchés financiers« .

Mais la pire imposture, c’est de prétendre faire cela pour la solidarité intergénérationnelle et la redistribution de la richesse. Refiler la facture des ses ambitions luxueuses à la génération plus jeune et future n’est pas un symbole de grande solidarité.

Augmenter les taxes de citoyens qui se demandent s’ils ont encore les moyens d’habiter la maison qui représente leur seul vrai fond de pension, tout cela afin de payer des promesses de retraites aisées et prématurées qui n’ont jamais été soutenables, ce n’est pas ce qu’on entend généralement par « redistribution de la richesse ». On est, dans tous les sens, beaucoup plus près de la redistribution style Shérif de Nottingham que celle de Robin des Bois.

Il n’y a aussi aucune commune mesure entre la violence de certaines manifestations étudiantes et les libertés qu’ils ont violé versus ce qu’ont fait les pompiers et policiers durant une heure. Il ne faut pas commencer à excuser la violence et les « débordements de rage » au nom de « l’injustice » si on ne souhaite pas la guerre civile le jour où le citoyen, désespéré, étranglé par les taxes, décidera que « enough is enough ».

J’ai une certaine compassion pour les syndiqués qui se sont fait promettre des choses irréalistes et ont prévu leurs années futures en fonction de cela. Les priver de tout n’est selon moi pas une bonne solution. Je suis d’accord en bonne partie avec ce texte ici. À une exception majeure

N’empêche que dans le passé les employés municipaux ont troqué des hausses salariales contre de meilleures pensions. C’est donc chose dûe.

La réalité est plutôt que des élus, n’ayant aucunement les moyens de répondre à des demandes syndicales démesurées, ont acheté la paix en refilant l’intolérable aux élus futurs. Les représentants syndicaux étaient aussi au courant de cette illusion, mais ils paraissaient bien et refilaient aussi les problèmes à ceux qui allaient leur succéder. Tous ont donc été floués. Les citoyens comme les syndiqués.

Il faudra donc tous être raisonnables. Les citoyens n’ont pas non plus prévu leur avenir financier avec des hausses insoutenables de taxes. Nous serons tous perdants en assumant le poids des promesses passées. Le citoyen devra vivre avec moins que ce qu’il avait prévu parce qu’il paiera plus de taxes et le syndiqué retraité ou près de la retraite devra vivre avec moins que ce qu’il avait prévu parce que son chèque sera amputé. Les jeunes syndiqués, eux, prépareront leurs retraites selon les moyens réels de la population… Si bien sûr nos élus ne répètent pas les erreurs du passé et cessent de dépenser comme des marins ivrognes arrivés à terre pour la 1ère fois en plusieurs mois.

Voilà une position qui ne tente pas de diviser, contrairement à l’égoïsme de gauche défendu par les GND et ses maîtres chefs syndicaux.

n.b. Le déficit actuariel est autour de 3,9G$ dans les régimes municipaux. Que va-t-il arriver lorsqu’on va devoir s’occuper du même problème au provincial où le déficit doit être entre 50 et 90G$ de déficits (considérant que la bourse a beaucoup augmenté depuis 2011)? Est-ce pour ça que ça doit absolument être « la guerre » au municipal?

Publié le juin 21, 2014, dans Économie, Loi et ordre, Politique, Société, Syndicats. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Une des meilleures analyses de la situation que j’ai lu à date.
    Faut vraiment être de mauvaise foi pour contredire ce qui est écrit dans ce texte.
    Ce qui est étonnant c’est que ceux qui ne seront pas d’accord, sont probablement les mêmes qui manifestent et sortent dans les rues, pour défendre l’équité salariale, le partage de la richesse, et la solidarité (sososo-solidarité). Mais évidemment avec l’argent des moins biens nantis de la société, soit la majorité de la classe moyenne, qui pour la plupart n’ont pas de fonds de pension.

  2. Fernand Trudel

    Les employés municipaux ont profité pendant des années de la faiblesse des moyens mis à la disposition des conseil de Ville. Les syndiqués chapeautés par une seule centrale ont tôt fait de faire chanter les maires et de les pousser au pied du n=mur à signer ce que le plus faible des maires avait signé sous la contrainte.

    Pendant que les syndiqués de la construction saccageaient la Baie de James en 1974, nos vaillants pompiers montréalais refusaient d’aller au feu et on a assisté sans voix au weekend rouge dans les rues de Montréal. Ils n’ont pas été sanctionné et on leur a donné ce qu’ils ont exigé. http://grandquebec.com/histoire/week-end-montreal/

    Ça dure depuis que les villes existent et l’écart de la rénumération entre les salariés de l’État québécois et leurs confrères municipaux s’est élargi à la hauteur de 38%. Et en plus il ne faut pas toucher et s’aligner sur leurs confrères provinciaux. La farce a assez duré, il est temps que Couillard ait des couilles…
    http://www.newswire.ca/fr/story/1399340/projet-de-loi-no-3-la-remuneration-des-employes-municipaux-est-de-38-superieure-a-celle-de-la-fonction-publique-quebecoise

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