Les paradis fiscaux et le problème de dépenses du Québec.

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Le Québec a un problème majeur de dépenses. C’est un fait très dérangeant pour la gauche québécoise au pouvoir depuis au moins 50 ans au Québec. C’est un des résultats de leur modèle. Un autre échec s’ajoutant au fait que les Québécois sont maintenant les plus pauvres au Canada une fois l’État s’étant servi dans leurs poches. Adrien Pouliot explique très bien l’ampleur de cet échec ici.

Notre gauche aime bien vivre dans le déni de ces échecs. Elle cherche donc des excuses qu’elle répète constamment. Elle cherche d’autres coupables pour éviter de prendre le blâme. Les riches, les entreprises, les paradis fiscaux, etc. Des coupables sans visage, donc facile à diaboliser. Alors pas vraiment besoin d’étayer son argumentation. On pointe et c’est tout. Des excuses magiques qui délestent de toute responsabilité!

C’est cute, mais ça ne colle pas à la réalité. Ce ne sont que des diversions pour idiots.

Dans un texte sur PKP, (qui a menti. Point. Pour le reste, c’est sa maladie habituelle sur les Desmarais. Lui aussi tente de faire diversion.) Patrick Lagacé nous ramène plusieurs de ces excuses et coupables faciles sans qui nos écoles seraient saines. J’en profite donc pour démonter ces histoires à dormir debout. Un moment donné, c’est assez de faire croire des sornettes aux gens!

Je commence doucement:

« Moins les entreprises paient d’impôts, plus les contribuables doivent en payer. »

À ça je n’ai qu’une question: D’où vient l’argent des entreprises sinon de la poche des contribuables/citoyens/consommateurs?

Une entreprise ne paie jamais réellement d’impôts ou de taxes. On aura beau lui charger tout ce qu’on veut, elle les paiera toujours avec ses revenus qui proviennent de nos poches. Et afin de rester profitables, les entreprises taxées davantage vont généralement charger davantage pour leurs produits. Ce qui, en terme gauchiste, est une taxe régressive envers les citoyens puisque tous paient les mêmes prix pour les produits de consommation.

Parfois, elles sont plus dures avec leurs employés, coupent leurs dépenses et les emplois reliés. Au final, si le prix de ses produits devient trop élevé et que les gens s’en passent, l’entreprise ferme et les employés et actionnaires perdent.

Avant que ça se produise, l’entreprise a bien sûr le choix de déménager. Physiquement ou virtuellement. Sauf les PME et entreprises de proximité qui sont généralement esclaves du système dans lequel elles sont nées. C’est la situation au Québec où les entreprises sont plus taxées que partout en Amérique du Nord.

Le fardeau fiscal global des entreprises est deux fois plus imposant au Québec que dans les autres provinces. Cet écart s’explique par la cotisation que doivent verser les employeurs pour les services de santé. Pour estimer l’écart, le ministère des Finances a appliqué aux entreprises du Québec le régime des autres provinces, ce qui comprend l’impôt sur les profits, la taxe sur le capital et la taxe sur la masse salariale. Ainsi, une entreprise qui a un fardeau fiscal de 100 au Québec aurait un fardeau de 68,6 en Ontario, de 49,2 en Colombie-Britannique et de 45,8 en Alberta. Pour les entreprises du Québec, l’écart avec le régime ontarien représente 2,9 milliards.

Source: Ici

Donc si on veut viser les entreprises et des riches, on doit parler de ceux (sans les identifier ou dire combien ils doivent) qui ne paient pas leur « juste part » en se sauvant (de notre enfer fiscal) dans les paradis fiscaux.

Après tout, s’ils payaient tout ce qu’ils nous « doivent », on pourrait financer de manière convenable la santé, l’éducation, les CPE, les CHSLD, les infrastructures comme des ponts neufs et des écoles sans moisissure, la culture, les centres de désintox, de plus gros chèques d’aide sociale, des logements sociaux, des soins et budgets plus adaptés pour nos personnes handicapées, de meilleurs salaires pour les employés de l’État qu’on prétend faussement sous-payés, etc.

Lagacé écrit:

l’État dépense trop ! Mais pendant qu’on ergote sur ces dépenses, on parle assez peu des revenus dont les États se privent, par exemple tout ce fric planqué dans les paradis fiscaux… Du fric qui pourrait, par exemple, donner des écoles dignes de ce nom aux petits Québécois. J’inclus PQ et PLQ dans cette complicité favorable au Big Business.

Ceux qui font une obsession des paradis fiscaux nous lancent généralement de gros chiffres de centaines de milliards qui y seraient cachés. Quand ce n’est pas le chiffre mondial, c’est le chiffre canadien dont le Québec ne représente que 20% de l’économie. En plus, ce sont des chiffres cumulatifs sur plus de 2 décennies.

Voici la réalité: Selon les calculs du ministère des finances, c’est 800M$ para année que le Québec pourrait supposément aller chercher dans les paradis fiscaux.

Ça passe vite 800M$! C’est 1/3 du déficit budgétaire (le vrai déficit est bien plus important que ça, mais j’y reviendrai) du gouvernement du Québec l’an dernier. C’est ¼ de ce que demandaient au départ les employés de l’État comme augmentation annuelle. C’est un peu plus que ½ de ce qu’ils ont reçu finalement.

En passant, c’est presque 4x moins que ce que le ministère des finances calcule « perdre » avec le travail au noir. De l’argent qui circule tout de même au Québec et qui est taxé un jour où l’autre de 32 000 façons. 3,9G$ si on combine tout cela en fabulant que tout cet argent resterait au Québec et accepterait docilement d’être autant taxé.

3,9G$ annuellement, c’est presque un gros montant! C’est impressionnant! On pourrait faire bien des choses avec ça!

On pourrait… Si la dette du Québec n’avait pas augmenté de 11,6G$ l’an dernier. Page E.15 du budget. C’est ça le VRAI déficit du Québec.

Donc peu importe les diversions, les problèmes budgétaires du Québec sont des problèmes de DÉPENSES!!! Pas de revenus.

Ça va prendre une réelle austérité un jour. Ça c’est quand où on coupe pour vrai plutôt que de réduire l’augmentation des budgets. C’est quand on fait des choix et qu’on établit des priorités. Donc qu’on laisse tomber ce qui est moins important dans le panier de services. Avoir des écoles sans moisissure, tout le monde veut ça! C’est facile se faire un grand défenseur d’une telle cause. Mais on coupe où?

C’est une question inévitable! Même pour ceux vivant dans le déni!

Portefeuille-Vide

Publié le janvier 24, 2016, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Excellent texte facile à comprendre pour les gens de droites mais malheureusement c’est du chinois pour les gauchistes.

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